Boussu: La commune relance les démarches pour envisager la construction d'une nouvelle piscine

Boussu: La commune relance les démarches pour envisager la construction d'une nouvelle piscine

Et si la piscine boussutoise cessait peu à peu d'être un rêve pour devenir un véritable projet ? Alors que des citoyens relançaient récemment le débat sur les réseaux sociaux, la commune s'apprête à franchir une étape concrète : le Conseil communal doit se prononcer sur le principe d'une concession permettant de rechercher un opérateur pour concevoir, construire, financer et exploiter un futur complexe aquatique.

Sur les réseaux sociaux, une riveraine appelait récemment à "faire renaître" la piscine de Boussu. "Avec un peu de volonté, nous avons tout pour que Boussu puisse accueillir nos enfants. Pas besoin de Mons, pas besoin de faire un parc surdimensionné", écrivait-elle, estimant que l'entité "a besoin d'une piscine." Une réaction qui a reçu une réponse de l'échevin Eric Bellet (PS).

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"Pour vous rassurer, nous travaillons activement à ce projet aquatique", a-t-il confirmé. Plusieurs pistes sont actuellement étudiées pour disposer d'un "outil aquatique, agréable, ludique et sportif. Tout prend beaucoup de temps et les investissements doivent être réalisés le plus judicieusement possible", ajoutait-il, en évoquant le souhait d'une infrastructure "moderne, sécurisée, accessible et la moins énergivore possible." La bourgmestre, Sandra Narcisi (PS), nous a quant à elle confirmé que son souhait était toujours de disposer d'un bassin d'apprentissage et d'une zone ludique.

Un terrain mis à disposition

Le dossier soumis au Conseil communal constitue justement une avancée dans cette réflexion. La commune propose de recourir à une concession de services. En clair, elle mettrait son terrain à disposition d'un opérateur, définirait les objectifs et les exigences du projet, tandis que celui-ci aurait à prendre en charge la conception, la construction, le financement, la maintenance et l'exploitation du complexe. La commune ne financerait donc pas directement les travaux.

Le futur concessionnaire supporterait le risque lié à l'exploitation du complexe. L'objectif est notamment de permettre à un opérateur de proposer un projet viable tout en laissant une certaine marge de manœuvre sur sa conception. Insistons sur le fait qu'il ne s'agit, ici, pas encore de voter la construction de la piscine, ni de désigner une entreprise. Le Conseil est appelé à approuver le principe de la concession, son cahier des charges et la procédure destinée à sélectionner le futur opérateur. Une procédure ouverte avec négociation est envisagée, avec publication de l'avis au niveau national et européen.

La question du coût doit, elle aussi, être maniée avec précaution. Le dossier évoque une valeur indicative de la concession comprise entre 25 et 30 millions d'euros hors TVA, sur une durée estimée à 30 ans. Ce montant ne correspond pas à une somme que la commune devrait débourser pour construire le complexe. Il s'agit d'une estimation de la valeur de la concession, notamment basée sur les recettes potentielles générées par l'exploitation, et destinée à déterminer la procédure à appliquer.

Le bureau d'avocats qui accompagne la commune précise d'ailleurs que cette estimation est donnée "à titre purement indicatif, sans engagement" et qu'elle devrait idéalement être validée ou étayée par des projections objectives. Certains éléments du cahier des charges doivent également encore être vérifiés ou complétés. Les critères permettant de départager les candidats peuvent eux aussi être amendés, tandis que la durée de la concession n'est pas encore encadrée par une durée minimale ou maximale dans la version actuelle du document.

La prochaine étape sera donc surtout de trouver un opérateur susceptible de porter ce projet. Une première étape administrative et concrète qui devra être suivie de concrétisations, là où le projet Plopsaqua, annoncé en 2022 pour remplacer l'ancienne piscine de Boussu-Bois fermée depuis 2029, avait été abandonné en 2024, le conseil d'administration du groupe Plopsa s'étant retiré du projet pour raisons financières.

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