« Bravo Monsieur et merci pour tout » : l’hommage de nos lecteurs et internautes à Éric Roy
C’était un appel à témoignages un peu particulier que nous proposions à nos internautes, en milieu de semaine, notamment pour la communauté brestoise. Il s’agissait, tout simplement, de saluer la mémoire d’Éric Roy, l’entraîneur du SB29, tragiquement disparu le 17 juin dernier, après 40 moins exceptionnels passés sur le banc du club finistérien.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que vous avez joué le jeu. Comme un besoin de s’exprimer, une dernière fois, à l’occasion de l’hommage officiel rendu, à Francis-Le Blé, lors de cette 4e journée de Ligue 1 et la réception du Paris SG. Dans l’espace débat dédié à ce partage d’émotions et d’anecdotes près de 50 messages, tous sincères et poignants.
« Tout simplement époustouflant »
« Notre Roy Da Viken (pour toujours en breton). Il nous a emmenés tout là-haut au milieu des étoiles avec son équipe de Pirates », écrit ainsi Patricia Martin. « Il restera toujours notre King et meilleur coach que le Stade Brestois n’aie jamais eu dans son histoire », estime Anthony Leroux. Dans la même veine, simple et directe, Claudie Le Fourn lui adresse un « Bravo Monsieur et merci pour tout » qui dit tout en peu de mots.
D’autres vont sur un terrain plus personnel, parfois douloureux, comme Alain Pinvidic. Atteint lui aussi d’une grave maladie, il raconte ceci à propos du Niçois, qui lui avait témoigné son soutien en vidéo avec d’autres joueurs brestois : « Parmi ces messages poignants, celui du King m’avait fait pleurer tellement ses mots sonnaient juste : il m’a dit qu’il fallait surtout me battre, qu’il savait combien ces moments étaient compliqués. Mais cette émotion fut bien plus forte quand au décès d’Éric Roy, j’ai pris conscience qu’il souffrait déjà de son mal à l’époque de l’enregistrement. Quelle force, quelle empathie et abnégation. C’est tout simplement époustouflant. »
Il y aurait beaucoup d’autres témoignages à relayer ici, mais citons celui de Jean-Philippe Hamon, qui résonne tel une épitaphe. « Y croire. Brest a fini sur le podium de la L1, a joué la Ligue des champions, et a même battu le grand PSV Eindhoven. Aujourd’hui encore, nous sommes nombreux à avoir du mal y croire. » Y croire « est l’anagramme parfaite d’Éric Roy, et ce n’est pas un hasard. »
« Un homme formidable »
Sur nos réseaux sociaux également, les messages ont afflué, ces derniers jours, pour dire adieu à celui qui a exaucé leur rêve : voir leur club jouer les premiers rôles en Ligue 1 et même jouer en Coupe d’Europe. Là encore, des dizaines de commentaires sur nos pages Facebook nous sont parvenues. Par exemple, celui de Jean Rividic : « Pour ma part et mes deux enfants, on cherchera l’homme à la casquette au bord du terrain comme a chaque match. Un supplément d’âme planera certainement au-dessus du stade côté supporters mais également côté joueurs, j’en suis persuadé. »

En rouge et blanc
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Gwenaëlle Bouguen prend le relais : « C’était un homme formidable et d’une gentillesse avec ses joueurs… Un superbe entraîneur pour le Stade Brestois, il restera dans nos cœurs pour toujours, on n’oubliera jamais King Éric ». Un dernier pour la route ? Le plus sobre, peut-être, mais sûrement pas le moins touchant, signé Gabriel Justin : « Pas besoin d’écrire un roman. MERCI suffit amplement ». Le reste, désormais, appartient à la légende.