« Ça permet d’être plus épanouie au lit comme dans la vie » : Pourquoi Madonna a raison de sortir avec un homme de 30 ans
Madonna et Jesus Luz en 2007.
© AGENCE / N/C
Pierrick Geais 11/09/2026 à 20:30, Mis à jour le 11/09/2026 à 20:30
LE POINT GEAIS - Akeem Morris, le petit-ami de Madonna, a quasiment trente ans de moins qu’elle. Et alors ? Loin des clichés de la « cougar », de sérieuses études ont prouvé que les femmes qui ont un partenaire plus jeune sont plus épanouies. Explications et témoignages.
Elle n’a pas attendu que le terme « cougar » soit agréé par le Larousse pour envoyer valser les conventions. Il y a bien longtemps que Madonna n’aime que les garçons plus jeunes qu’elle. Après avoir divorcé de Guy Ritchie – déjà de onze ans son cadet -, elle s’était amourachée de Jesus Luz, un mannequin brésilien que la nature avait gâté : yeux bleus et bouclettes brunes ; sourire craquant et abdos saillants… « Beau comme un enfant, fort comme un homme », aurait chanté Dalida. Jesus avait vingt-trois ans, Madonna vingt-huit de plus. On était en 2010, autant dire que ce couple, jugé peu conventionnel, avait nourri autant les fantasmes que les critiques.
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Puis, Madonna a eu une histoire avec Brahim Zaibat – souvenez-vous, ce danseur français lui aussi très charmant – qui avait 24 ans au début de leur relation, quand elle en avait 52. Il y eut encore le danseur Ahlamalik Williams, de trente-six ans de moins, le boxeur Josh Popper, trente-cinq ans de différence, ou encore le mannequin Andrew Darnell, quarante et un de moins…
« Les jeunes ont de beaux corps et font l’amour plus longtemps. »
Aujourd’hui, la madone s’affiche au bras du footballeur jamaïcain Akeem Morris, comme récemment lors de vacances sous le soleil grec. À noter tout de même : ce dernier boyfriend en date à l’âge de Lourdes Leon, la fille aînée de Madonna.
« C’est la limite que je me suis toujours fixée, ne jamais sortir avec un homme qui pourrait avoir l’âge de mes enfants », réagit Catherine*, 52 ans, divorcée qui a eu besoin d’un vent nouveau – très nouveau – pour reprendre goût à la vie. Même avis du côté d’Hélène*, 42 ans, qui ne s’interdit presque rien, sauf les étudiants : « Je n’ai pas envie de me réveiller dans un studio meublé chez Ikea, avec de la vaisselle sale qui déborde dans l’évier de la kitchenette. »
Elle me raconte la première fois qu’elle s’est fait accoster par un homme plus jeune qu’elle n’aurait, de son côté, pas osé aborder : « J’étais sceptique, car je craignais qu’il se soit trompé, qu’il se rende compte de sa méprise et me trouve rapidement trop vieille. Je n’étais vraiment pas coutumière de ce genre de situations, car je venais juste de divorcer d’un mec plus âgé et plus statutaire dirons-nous. »
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J'ai comme l'impression qu'il faut une désillusion, ou carrément une épreuve à surmonter, pour que les femmes se mettent à fréquenter des hommes plus jeunes. C’est le cas de Sonia, 73 ans, dont j’ai récemment découvert le compte TikTok « @unejeuneunvieux » qui cumule plus de 137 000 abonnés. Elle y partage des instantanés de son quotidien avec David, son fiancé, qui a... 31 ans. Intrigué, je les contacte : « Mon mari était mort d’un Alzheimer précoce. J’étais veuve depuis plus d’un an quand j’ai rencontré David, en boîte de nuit où j’étais allée danser avec des copines, m’explique Sonia. On me donne souvent vingt ans de moins que mon âge véritable et, de toute manière, lui a toujours préféré les femmes plus mâtures. »
Sonia a trop souffert par le passé, désormais elle ne veut que profiter : « Je me suis jurée de ne plus être l’aide-soignante de personne, me répète-t-elle. Avec David, je vis au jour le jour. » Elle l’avoue, les hommes de sa génération sont bien trop pantouflards à son goût. Il lui faut du piment, de l’énergie et beaucoup de vigueur… Car évidemment, la question du désir sexuel est centrale quand il y a un tel écart. David me l’assure : « Contrairement aux idées reçues, passé quarante ans, la libido d’une femme ne faiblit pas. C'est parfois même le contraire, avec des envies plus assumées, une liberté nouvelle. » Sonia ne peut qu’acquiescer.
« Lorsque la femme est plus âgée, la dynamique du pouvoir évolue vers une plus grande équité. »
« Les jeunes ont de beaux corps et font l’amour plus longtemps, me lance sans détour Hélène. Ils font partie d’une génération qui prend en compte le plaisir de leur partenaire, alors que les hommes de mon âge sont complètement autocentrés. » Un bémol tout de même : « Quand je suis au lit avec mon jeune amant, je ne remarque pas la différence… En revanche, dans les conversation, quand il me raconte ses soirées électro-merguez avec ses potes, je lève les yeux au ciel. »
Un désagrément de taille dont je prends note. Malgré tout, il a été prouvé scientifiquement que les femmes qui ont un petit ami plus jeune sont plus épanouies. Dans une vaste étude, publiée par « Psychology Today » en 2023, le chercheur Justin J. Lehmiller avait longuement interrogé 200 femmes hétérosexuelles en couple, divisées en trois groupes : celles beaucoup plus âgées que leur compagnon (avec 22 ans de plus en moyenne), celles plus jeunes que lui (avec 17 ans de moins en moyenne), et enfin celles dont l’âge est équivalent (à trois ans près). Sans équivoque, celles du premier groupe étaient plus « satisfaites » et « engagées » dans leur relation. Explication de l’expert ? « Lorsque la femme est plus âgée, la dynamique du pouvoir évolue vers une plus grande équité. »
De quoi faire évoluer les mentalités, même si les clichés ont la dent dure. Sonia, elle, se moque bien des commentaires nauséabonds que provoque chacune de ses vidéos postées sur les réseaux sociaux : « Le principal, c’est que mon entourage a accepté notre amour », me dit-elle.
En 2016, une enquête menée par l’Insee révélait que l'homme est plus jeune que la femme dans un couple sur dix. Une proportion en hausse constante. Si le phénomène — mais est-ce vraiment le terme adéquat ? — reste discret à l'échelle de la société, les célébrités y ont cédé depuis bien longtemps. Outre Madonna, Cher, Sienna Miller, Joan Collins ou évidemment Brigitte Macron ont ouvert la voie. Sans oublier, bien avant elles, Diane de Poitiers, maîtresse du futur Henri II, de vingt ans son cadet. Pourtant, à l’époque, elle n’avait même pas lu le « Point Geais ».
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