Carburants : réunion avec les distributeurs lundi, des effets attendus début novembre

Carburants : réunion avec les distributeurs lundi, des effets attendus début novembre

Les distributeurs de carburants seront reçus lundi à Matignon pour accélérer la libération des stocks de gazole, dont le gouvernement espère qu’elle permettra dès « début novembre » une baisse des prix à la pompe, selon des annonces de Sébastien Lecornu et Serge Papin jeudi 8 octobre.

« Dès lundi, je recevrai les distributeurs à Matignon pour organiser concrètement cette baisse des prix à la pompe », a annoncé le premier ministre Sébastien Lecornu sur X jeudi.

« Cette baisse bénéficiera à toutes celles et ceux qui achètent du gazole et s’ajoutera aux aides existantes », a rappelé Sébastien Lecornu sur X. Le premier ministre a annoncé mercredi soir la libération de dix millions de barils de gazole sur trois mois afin de faire baisser les prix à la pompe du diesel.

Dans le même temps, le ministre du pouvoir d’achat Serge Papin a annoncé jeudi à Ouest-France que la libération des stocks de gazole « interviendra (it) au 1er novembre », avec un effet à la baisse des prix qui « pourrait être perçu dès le début novembre ».

Un effet réel sur le prix attendu

Mais « pour cela, il faut aller vite » dans la mise en œuvre de cette libération des réserves stratégiques, a ajouté le ministre. « Cela représente plus ou moins 18 % de la consommation française sur une période de trois mois. Cette décision aura un effet réel sur les prix », a déclaré Serge Papin à Ouest-France.

Sébastien Lecornu a aussi confirmé sur X jeudi avoir confié une mission au ministre du commerce extérieur Nicolas Forissier « pour identifier de nouvelles sources d’approvisionnement en hydrocarbures et engager des démarches auprès des pays producteurs ». « Il s’agit d’anticiper sur la reconstruction » des stocks libérés, avait indiqué le Nicolas Forissier plus tôt dans la journée.

L’objectif est de mobiliser des volumes supplémentaires et de diversifier les sources d’approvisionnement, notamment en gazole, en carburant aérien et en gaz, avait précisé son cabinet. Des pistes ont déjà été identifiées dans le Golfe et au Nigeria.