Carburants : Sébastien Lecornu recevra les distributeurs lundi prochain, une baisse des prix attendue "dès le début novembre"

Carburants : Sébastien Lecornu recevra les distributeurs lundi prochain, une baisse des prix attendue "dès le début novembre"

l'essentiel Le gouvernement veut faire baisser les prix du carburant de 12 à 18 centimes par litre dans les prochaines semaines. Sébastien Lecornu recevra lundi les distributeurs à Matignon pour préparer la mise en œuvre de cette mesure.

Face à la hausse des prix à la pompe, le gouvernement veut inverser la tendance. Le Premier ministre Sébastien Lecornu l'a annoncé hier lors d'une allocution à Matignon. Il recevra d'ailleurs lundi 12 octobre les distributeurs de carburants afin d’"organiser concrètement" la baisse des prix attendue dans les prochaines semaines.

Cette baisse, estimée entre 12 et 18 centimes par litre, doit notamment être rendue possible par le déblocage de 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques. Ces volumes seront libérés pendant trois mois.

"Perçu dès le début novembre"

La mesure "interviendra au 1er novembre", avec un effet sur les prix qui "pourrait être perçu dès le début novembre", a indiqué jeudi à Ouest-France le ministre du Pouvoir d’achat, Serge Papin. Sur X, Sébastien Lecornu a également confirmé avoir confié une mission au ministre du Commerce extérieur, Nicolas Forissier, afin d’"identifier de nouvelles sources d’approvisionnement en hydrocarbures et engager des démarches auprès des pays producteurs".

Des blocages chez TotalEnergies

Dans le même temps, le secteur pétrolier est marqué par un mouvement social. Des salariés de TotalEnergies ont bloqué jeudi les expéditions de carburants sur plusieurs sites de production, notamment en Normandie, près du Havre, à Donges, en Loire-Atlantique, et dans la bio-raffinerie de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône, selon la CGT.

Le syndicat appelle à la grève pour réclamer des mesures sur l’emploi et les salaires. Le mouvement a été maintenu malgré l’annonce de la direction du versement d’une avance de 1 000 euros aux salariés sur leur prime annuelle. Le montant définitif de cette prime doit être discuté en décembre, lors des négociations salariales annuelles. La CGT réclame notamment "200 euros mensuels" d’augmentation "pour toutes et tous", ainsi que la "mise en place d’un salaire de base minimum" correspondant à 1,2 Smic.

Une revendication qui intervient alors que TotalEnergies a enregistré un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars, soit environ 10 milliards d’euros, au premier semestre, en hausse de 73 % sur un an.