Certains choisis et d’autres réduits au rôle de “leurre”: Trump n’a embarqué que ses fidèles lors de son changement d’avion secret
Lorsque le président américain Donald Trump a changé d’avion dans le plus grand secret après le sommet de l’OTAN en Turquie le mois dernier, par crainte d’un potentiel attentat, il n’a emmené avec lui qu’un petit groupe soigneusement sélectionné. Les médias américains ont découvert qui avait été choisi pour l’accompagner à bord de l’appareil “sécurisé”, et qui était resté à bord d’Air Force One pour servir — sciemment ou non — de “leurre”.
Martin Ducrotois
Source: NY Times, Washington Post, CNN
13 août 2026, 19:08
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Tout le monde a désormais vu les images sur lesquelles on aperçoit Trump monter à bord d’Air Force One, avant de voir un camion de catering s'éloigner un peu plus tard.
C’est à bord de ce camion que se trouvait en réalité le président. Il a été conduit en douce vers un autre appareil qui l’attendait, après qu’Israël a mis en garde contre une possible attaque menée par l’Iran. Mais le président ne s’est pas éclipsé tout seul: il a emmené avec lui plusieurs de ses collaborateurs les plus fidèles.
Parmi eux figurait Natalie Harp, son assistante personnelle, parfois surnommée “l’imprimante humaine”. Trump n’aimant pas lire sur les écrans, elle transporte en permanence une imprimante portable avec elle. Elle lui fournit également des documents et des citations pour ses réseaux sociaux.
Dan Scavino, chef d’état-major adjoint de la Maison-Blanche, et Walt Nauta étaient aussi du voyage. Ce dernier, un homme de confiance poursuivi aux côtés de Trump pour la rétention de documents confidentiels, a fini par être nommé directeur des opérations du Bureau ovale.
Tous trois font partie du premier cercle de Trump et sont restés à son service pendant les quatre années séparant son premier et son second mandat, à une époque où de nombreuses personnes s’étaient éloignées de lui.
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, se trouvait également à bord de l’avion militaire. Il y est toutefois monté de manière classique, ce qui s’est avéré faire partie du plan destiné à tromper d’éventuels terroristes.
Mais tous les ministres n’ont pas suivi Trump. Le secrétaire d’État, Marco Rubio, et le secrétakre au Trésor, Scott Bessent, sont restés à bord d’Air Force One, tout comme les journalistes qui avaient fait le voyage avec le président pour le sommet de l’OTAN. Ces derniers n’étaient aucunement informés de la menace.
Se trouvaient également à bord de l’avion d’origine: le conseiller principal Stephen Miller, le directeur de la communication de la Maison-Blanche Steven Cheung, le secrétaire du personnel Will Scharf, le conseiller adjoint à la sécurité nationale Michael Needham, le chef d’état-major adjoint Richard Walters et le collaborateur Christopher Ambrosini.
On ignore dans quelle mesure l’ensemble des collaborateurs de la Maison-Blanche étaient informés de la menace. La Maison-Blanche n’a d’ailleurs pas souhaité publier la liste des passagers ayant quitté la Turquie, une démarche qu’elle effectue pourtant systématiquement lors de ce type d’opération.