"Ces individus n’ont plus leur place dans notre détention" : deux livraisons de drogue par drone déjouées à la maison d'arrêt de Foix, un couple interpellé

"Ces individus n’ont plus leur place dans notre détention" : deux livraisons de drogue par drone déjouées à la maison d'arrêt de Foix, un couple interpellé

l'essentiel À la maison d’arrêt de Foix, en Ariège, deux livraisons par drone ont été constatées samedi 3 octobre 2026. La vigilance des agents a permis l’interpellation d’un couple et la saisie de 150 g de cannabis et de 5 g de cocaïne. FO Justice réclame des mesures urgentes contre ces trafics. La Dépêche du Midi vous raconte. 

Deux livraisons en cinq minutes. Samedi 3 octobre 2026, un drone a été utilisé pour acheminer des colis contenant des produits illicites à la maison d’arrêt de Foix, en Ariège. Grâce à la vigilance et à la réactivité des personnels pénitentiaires, les opérations ont été déjouées et un couple a été interpellé, selon le syndicat FO Justice.

Les faits se sont déroulés lors de la promenade des détenus. Un premier drone a déposé deux colis. Cinq minutes plus tard, une seconde livraison par drone était constatée. Alertées immédiatement par les agents de promenade, les équipes PEP et les personnels de détention, les forces de l’ordre ont pu intervenir et interpeller un couple. Un drone ainsi que des substances illicites ont été découverts.

En parallèle, un agent de détention a intercepté un autre colis remonté par les fenêtres jusqu’à une cellule nourricière, au niveau du caillebotis. Cette intervention a permis de récupérer des stupéfiants destinés aux détenus.

150 g de cannabis et 5 g de cocaïne saisis

Au total, les produits récupérés comprennent 150 g de cannabis et 5 g de cocaïne. Dans un communiqué, FO Justice salue "la vigilance, la réactivité et l’engagement de l’ensemble des collègues qui ont permis de faire échec à ces livraisons".

Le syndicat alerte toutefois sur une situation qu’il juge préoccupante. "La surpopulation carcérale, toujours plus importante, favorise les tensions, les trafics et complique le travail des personnels. Cette situation est récurrente et inquiétante. Elle dégrade les conditions de travail, la sécurité des agents et la prise en charge de la détention", dénonce-t-il.

FO Justice demande le transfert rapide des personnes identifiées comme demandeurs ou organisateurs de ces livraisons afin de mettre un terme à ces réseaux. "Ces individus n’ont plus leur place dans notre détention", martèle l’organisation syndicale, qui refuse que "ces livraisons deviennent une banalité du quotidien".

Des moyens anti-drones réclamés

Le syndicat exige des mesures concrètes et rapides : des dispositifs de détection anti-drones adaptés et opérationnels, des procédures d’intervention claires et sécurisées, ainsi que des moyens humains et matériels à la hauteur de la menace. Il réclame également le transfert des personnes impliquées et une meilleure prise en compte des risques encourus par les personnels.

"Combien de temps l’administration va-t-elle encore attendre avant d’apporter des réponses à la hauteur de la situation", s’interroge FO Justice.