Les emplois du temps, priorité des lycéens sur la plateforme de concertation du gouvernement
20 Minutes avec AFP
Publié le 11/10/2026 à 22h23 • Mis à jour le 11/10/2026 à 22h23
Ils sont tous d’accord (ou presque). Les emplois du temps sont au centre des préoccupations des lycéens. Ou tout du moins des contributions à la plateforme de concertation lancée par le gouvernement à l’adresse des lycéens, à hauteur de 71 %. Les problèmes liés aux bâtiments figurent en deuxième position, selon un décompte rendu public dimanche par Sébastien Lecornu. Le gouvernement a recensé à ce stade 76.500 contributions.
Près des trois quarts de ces contributions évoquent « l’organisation du temps scolaire : journées trop longues, emplois du temps déséquilibrés, charge de travail importante », 51 % soulèvent « des difficultés liées aux bâtiments et aux conditions matérielles » dans les lycées, et 28,5 % abordent « la question des professeurs absents et de leur remplacement », 24 % celle « des effectifs par classe » et 14,5 % évoquent Parcoursup « et les difficultés liées à l’orientation », détaille le Premier ministre sur X.
Un outil de « dialogue » d’après le gouvernement
Sur cette plateforme, accueillie avec indifférence ou scepticisme par les élèves mobilisés, tout le monde, sans vérification de la qualité de lycéen, peut répondre à deux questions ouvertes, sur les « principales difficultés » rencontrées dans les lycées et ce qui « devrait changer ou être amélioré pour mieux apprendre ». Cette initiative rappelle les « grands débats » organisés au moment des manifestations des Gilets jaunes, qui avaient alimenté des « cahiers de doléances » jamais restitués.
Le gouvernement promeut cette plateforme comme un outil de « dialogue » en parallèle de la reprise des cours. Une « restitution nationale » est prévue fin octobre qui nourrira un « plan d’action concret ». Le gouvernement déposera notamment des amendements au projet de budget pour 2027 qui reprendront « certaines propositions formulées » sur la plateforme, redit M. Lecornu.
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Et ces contributions seront également « analysées académie par académie, puis établissement par établissement », pour y apporter « des réponses adaptées ». La plateforme, lancée le 5 octobre sur agora.gouv, est ouverte jusqu’au 23 octobre.