Contamination des sources à Ramillies: Écolo réclame des solutions face à des concentrations élevées d'herbicides

Contamination des sources à Ramillies: Écolo réclame des solutions face à des concentrations élevées d'herbicides

Dans l'opposition depuis le 23 septembre, date à laquelle la majorité communale a volé en éclats, Écolo Ramillies attire l'attention sur la qualité des eaux souterraines de la commune. Lors du conseil communal du 26 septembre, les résultats d'analyses réalisées sur une vingtaine de sources ont été présentés. L'ex-échevin Daniel Burnotte revient sur ces données, qui révèlent notamment la présence de résidus d'herbicides.

Les analyses portaient sur le desphényl-chloridazone, un métabolite issu d'un herbicide utilisé dans la culture des betteraves, et sur le bentazone, une substance herbicide employée notamment pour les haricots et les fèves. Ces deux substances ont été recherchées en raison de leur présence dans les eaux de captage de Mont-Saint-André.

"Rappelons, qu'il s'agit bien ici d'analyses des eaux à la source, et non des eaux de distribution au robinet qui subissent un traitement, précise Daniel Burnotte. La volonté était d'avoir une bonne connaissance de l'état de nos eaux souterraines, et ces résultats ne sont pas bons."

Les concentrations de desphényl-chloridazone relevées dans les sources analysées varient de 570 à 14 000 ng/l. "Rappelons que la valeur seuil pour la Wallonie est de 4 500 ng/l et que cet herbicide n'est plus utilisé depuis juillet 2021 en Belgique", indique l'élu Écolo.

Le bentazone, quant à lui, n'a pas été détecté dans certaines sources, mais sa concentration atteint 210 ng/l à Mont-Saint-André. Si cette valeur ne dépasse pas le seuil applicable, sa présence et son augmentation sur ce site interrogent le représentant des verts. Il rappelle que l'utilisation de cet herbicide est interdite à moins de 1 000 mètres d'un captage.

"Notre propos n'est pas ici de mettre en cause une profession agricole à qui il a été conseillé régulièrement d'utiliser des produits sans en connaître les effets sur la santé, y compris sur celle des utilisateurs, souligne Daniel Burnotte. Il traduit simplement une volonté d'informer tous les acteurs et les citoyens afin de chercher ensemble des solutions pour retrouver une qualité de nos eaux souterraines."

Écolo appelle à maintenir le dialogue avec les agriculteurs

Les analyses montrent également, selon Daniel Burnotte, des résultats relativement similaires entre les différentes sources d'eau de l'entité. Pour Écolo Ramillies, la situation nécessite donc une vigilance continue, même si des améliorations sont observées.

"Je ne mets pas les agriculteurs en cause, mais on récolte encore les effets aujourd'hui, de ce qui se passait avant. On va dans le bon sens, avec des améliorations, mais la situation reste à surveiller, estime-t-il, en insistant sur l'importance de maintenir le dialogue avec le monde agricole. Nous attendons les propositions du nouveau collège communal dans sa déclaration de politique générale pour déterminer la suite."

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