Coups, casserole et couteau : à Castres, une dispute sur fond d’alcool vire au déchaînement de violences

Coups, casserole et couteau : à Castres, une dispute sur fond d’alcool vire au déchaînement de violences

l'essentiel À Castres, une dispute sur fond d’alcool et de jalousie a dégénéré en déchaînement de coups, jusqu’à ce que la jeune femme saisisse un couteau. Jugés pour violences réciproques, les deux membres du couple ont été condamnés.

Une casserole, un couteau et des coups qui pleuvent des deux côtés. À Castres, une dispute conjugale sur fond d’alcool a dégénéré en véritable déchaînement de violences. Devant le tribunal, chacun reconnaît les coups, mais chacun renvoie aussi à l’autre la responsabilité du dérapage.

Tout commence le 23 août, dans un appartement. Le couple, un homme de 30 ans et une femme de 31 ans, se dispute. Monsieur aurait attrapé sa compagne par les cheveux avant de lui claquer la tête contre un mur. Elle riposte avec une casserole. Il la pousse violemment au sol. Lorsqu’elle se relève, elle saisit un couteau et tente de le planter. L’arrivée des forces de l’ordre met fin à l’affrontement.

"T'inquiète, fais l'amour à un autre et je le tue"

À la barre, les deux prévenus parlent de violences "mutuelles". Mais le dossier révèle une relation particulièrement toxique, où alcool et jalousie semblent régulièrement mettre le feu aux poudres. "À chaque fois qu’on boit, ça ne va pas", reconnaît l’homme, qui admet être jaloux et violent. Il aurait notamment envoyé à sa compagne : "T’inquiète, fais l’amour à un autre et je le tue."

Son casier compte 11 mentions, dont 5 pour violences aggravées. Pour le procureur, "on est plutôt dans : Je te frappe, tu me frappes". Et de résumer : "Nous avons deux personnes à la dérive."

La jeune femme reconnaît son problème avec l’alcool et ses provocations, mais assure agir "en légitime défense". Me Laïs Deniaud insiste sur son parcours : abandonnée par sa famille à 17 ans, à la rue depuis plusieurs années et confrontée à l’alcool depuis sept ans.

Le tribunal condamne finalement l’homme à un an de prison ferme, avec obligation de soins, de travailler et interdiction de contact. La femme écope de dix mois avec sursis probatoire pendant deux ans, avec les mêmes obligations et interdiction de contact.