Cuisines Mobalpa et SoCoo’c non livrées : "Nous sommes désormais 200", le collectif des clients Toulousains ne désarme pas, le guide des démarches pour récupérer votre commande
l'essentiel Plus d’un mois après la fermeture du franchisé des magasins Mobalpa et SoCoo’c de la région toulousaine, les clients concernés restent nombreux à attendre une solution. Alors que les deux enseignes avaient promis d’étudier chaque dossier individuellement, le collectif de clients affirme que peu de situations ont, pour l’heure, été débloquées. Il revendique désormais 200 membres et près de 80 plaintes déposées. Où en est-on de ce dossier et comment récupérer votre commande ? La Dépêche vous dit tout.
L'été fut difficile pour des dizaines de familles de la région toulousaine. Beaucoup ont appris avec stupeur et colère que leur cuisine commandée auprès des magasins SoCoo’c Toulouse Nord et Mobalpa Portet et Colomiers ne serait pas livrée, après la fermeture de l’entreprise dirigée par le franchisé. S’en sont suivies des mobilisations, la création d’un collectif et le dépôt de nombreuses plaintes auprès du procureur de la République de Toulouse.
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Sollicités par La Dépêche du Midi, le directeur de Mobalpa France, Laurent Raymond, et Vincent Bernard, directeur de SoCoo’c France, avaient assuré aux clients lésés que chaque dossier serait étudié individuellement et que chacun recevrait une réponse. "Tous les clients qui se manifesteront seront pris en charge (la pose restant à la charge du client). Juridiquement, nous n’y sommes pourtant pas tenus, puisqu’un franchisé est une entreprise indépendante", nous affirmait M. Raymond le 22 juillet dernier.
"Beaucoup sont dans le flou total"
Les cuisinistes ont-ils tenu parole ?
Les fondateurs du collectif "Les Naufragés de Mobalpa" indiquent que quelques dossiers ont depuis été débloqués et que certaines cuisines ont bien été livrées, mais que cela reste, selon eux, très limité. Ils attribuent notamment cette situation à la période estivale.
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En revanche, le nombre de clients ayant rejoint le collectif en l’espace d’un mois a fortement augmenté. "Nous sommes désormais 200, et tous les jours des gens demandent à nous rejoindre", assure Henry M. "Je pense que le groupe n’est pas structuré pour répondre aux demandes d’une telle ampleur. Nous faisons la moitié du travail en leur envoyant les informations sur chaque client."
"Concrètement, cet été, il ne s’est pas passé grand-chose et beaucoup sont dans le flou total. Nous ne sommes pas loin des 80 plaintes déposées", ajoute Jérémy Q. Les membres du collectif comptent désormais solliciter les parlementaires.
300 dossiers traités par Mobalpa
De son côté, le service clients de Mobalpa et SoCoo’c assure avoir traité plus de 300 dossiers au cours du mois d’août, avec des solutions individualisées selon la situation de chaque client. Les deux magasins encore en activité à Toulouse Nord et Saint-Orens ont par ailleurs repris directement plus de 70 dossiers, notamment lorsque les cuisines n’étaient pas encore fabriquées, afin de vérifier les informations et de refaire les métrés si nécessaire.
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Laurent Raymond, le directeur France de Mobalpa indique également maintenir le dialogue avec les représentants du collectif avec lesquels un nouvel échange est prévu. L’enseigne estime ainsi avoir accompagné l’ensemble des clients qui se sont manifestés auprès d'elle, en allant "bien au-delà des engagements contractuels". Il rappelle par ailleurs que les contrats relevaient juridiquement des sociétés du franchisé et affirme avoir choisi d’intervenir sans attendre un éventuel dépôt de bilan.