De nouveaux terrains pour l'ASBL Les Petites bêtes de Limbourg mais aussi un projet pour "donner le sourire aux personnes âgées en maison de repos"
On peut dire que l'ASBL Les Petites bêtes de Limbourg a fait d'une épreuve une opportunité et une force. En mai, l'association qui s'occupe d'une trentaine d'animaux apprenait que son bail n'était pas renouvelé pour les terrains qu'elle occupait depuis mai 2024, rue Joseph Bodson à Dolhain. Quatre mois plus tard, elle a investi l'ancien terrain de l'Union Espagnole de Dolhain (UED), en bord de Vesdre.
"On a eu très peur quand on a été mis dehors. On a sauvé des animaux, qu'on allait devoir rejeter autre part… C'était une folie", partage, soulagé, Boris Lahaque, bénévole pour l'association dont sa compagne, Lindsay Iovine, est l'administratrice. "Après les inondations, le club a changé de terrain, c'était en friche. La Commune nous l'a gentiment loué et un fermier nous loue également d'autres prairies aux alentours. Cela nous a fait un pincement au cœur, parce qu'on avait nos petites habitudes, mais on est beaucoup mieux ici. C'est un coin beaucoup plus calme et reculé."



Des parcs pour tous dans les maisons de repos ?
L'association peut ainsi compter désormais sur 6 à 7 ha. Ils ont été aménagés grâce à l'aide de cinq bénévoles et/ou articles 60 en un temps record, avec, notamment, de l'argent récolté via une cagnotte en ligne pour racheter du matériel pour les clôtures. "On a dû investir énormément et détruire tout ce qu'on avait construit de l'autre côté. On aura encore juste un autre problème qui est de faire une nouvelle stabilisation pour les chevaux avant l'hiver." Les animaux – nandous, cochons, oies, poules, lapins, tortues, jarres, coqs, chevaux – ont été transférés ces 10, 11 et 12 août 2026.
Les parasols de Bouli Lanners : la résidence de Dolhain remercie la solidarité apportée mais questionne l'utilité de cette démarcheLoin d'avoir découragé le couple, cette expérience lui a donné le souhait de développer de nouveaux projets en plus des visites en maison de repos ou de l'accueil de jeunes en décrochage, de personnes porteuses de handicap. Il s'agirait de créer des "parcs pour tous" avec des petits animaux, comme des poules, des chèvres, des moutons, dans les maisons de repos "H24". Ils seraient entretenus et soignés par des articles 60. "On vient de prouver qu'on est capable de faire des choses comme ça partout", sourit Boris Lahaque.




"De belles personnes qui sont au CPAS et qui sont remises sur le chemin du travail"
Une initiative qui ferait de nombreux heureux insiste le bénévole. Les personnes âgées "qui auraient le sourire chaque jour en voyant ces animaux", bien sûr. "Beaucoup doivent se séparer de chats, de chiens en arrivant en maison de repos. Il y en a aussi qui avaient des fermes… C'est très triste."
Ce chat suit sa maîtresse, kiné, à son cabinet et à la maison de repos : "Il y a une symbiose avec le patient, les deux y trouvent leur compte !"Et les étoiles dans leurs yeux quand l'ASBL se déplace dans ces institutions avec ses "petites bêtes" valent le détour. "Quasi tous les résidents sortent de leur chambre quand on vient 2 ou 3 heures. Les soignants sont vraiment étonnés pour certains."
Et ils pourraient également en faire profiter leurs familles et leurs petits-enfants. Avec ce projet, Boris Lahaque se réjouit également de voir des articles 60 "super motivés, qui apprennent plein de choses". "De belles personnes qui sont au CPAS, en difficultés et qui sont remises sur le chemin du travail." Il est déjà en contact avec plusieurs maisons de repos et leurs responsables à Limbourg, Verviers, Fléron… et espère voir le projet se concrétiser au début de l'automne.
Encore une façon donc pour l'association d'œuvrer en même temps pour le bien-être animal et le bien-être psychologique.
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