Déraillement en Normandie : « à ce stade », aucun élément ne permet d’évoquer un attentat, selon le procureur
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Le déraillement d’un TER vendredi près de Rouen, qui a fait 44 blessés, a créé l’émoi dans le monde politique qui évoque déjà un « acte criminel ». Le procureur a néanmoins indiqué que rien ne permettait d’évoquer un acte de « malveillance » destiné à faire dérailler le train.
« À ce stade, aucun élément ne permet d’évoquer (…) un attentat » après le déraillement d’un train vendredi près de Rouen, qui a fait 44 blessés, a souligné le parquet samedi soir, alors que de nombreuses spéculations circulent sur les causes de l’accident. « Depuis ce matin, les investigations menées n’ont apporté aucun élément nouveau sur les causes de la présence - sur un des rails de la voie - d’un morceau d’un autre rail », a déclaré le procureur de Rouen, Sébastien Gallois, dans un communiqué.
« À ce stade, aucun élément ne permet d’évoquer un acte de ''malveillance'' commis avec l’intention délibérée de faire dérailler le train, et donc encore moins un ''attentat''», a estimé le magistrat.
Auditions
Concernant l’enquête, « les opérations de police technique et scientifique ont été achevées dans l’après-midi. Plusieurs auditions ont eu lieu. De nombreuses autres sont prévues demain », a-t-il souligné.
Des personnalités politiques avaient évoqué samedi un « acte criminel » ou « un attentat ». « Le déraillement du TER en Normandie est le fruit d’un attentat. Il doit être traité comme tel », a notamment déclaré le maire de Nice et patron de l’Union des droites pour la République (UDR), Éric Ciotti, réclamant que les auteurs soient punis « avec la plus grande fermeté ». « L’hypothèse la plus probable aujourd’hui est un acte qui n’est pas simplement un acte malveillant mais un acte que l’on peut qualifier de criminel », a déclaré de son côté le président centriste de la région Normandie, Hervé Morin.
Quatre hospitalisations
Le procureur de Rouen a par ailleurs donné samedi soir des nouvelles rassurantes de la principale victime de l’accident, une jeune femme de 18 ans, « évacuée en urgence absolue » par hélicoptère vendredi soir vers le CHU de Rouen.
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Elle est « toujours hospitalisée, mais les craintes pour sa vie ou une infirmité grave sont maintenant écartées », a indiqué Sébastien Gallois. Samedi, en milieu d’après-midi, « trois autres personnes étaient hospitalisées, sans gravité », a-t-il précisé.
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