Exoplanète : Beta Pictoris d est la moins lumineuse jamais imagée depuis la Terre

En passant au crible des données remontant à plus d’une décennie, des chercheurs ont confirmé une exoplanète record, présentée comme la moins lumineuse jamais imagée depuis la Terre.
Double-détection
On doit les deux récentes détections de ce monde plutôt discret, intervenues à quelques jours d’intervalle, au Very Large Telescope, au Chili, et l’incontournable télescope spatial James-Webb. Selon l’équipe californienne, il n’a fallu à ce dernier que deux sessions d’observations du système pour le repérer.
Lire aussi À Hong Kong, un quartier grand comme quatre terrains de foot a abrité 33 000 habitants sans le moindre architecteSi le système Beta Pictoris, situé à 63 années-lumière de la Terre, était connu depuis un certain temps, jusqu’à présent, seule la présence de deux mondes géants avait été confirmée autour de l’étoile, âgée d’une vingtaine de millions d’années seulement et environ 1,7 fois plus massive que le Soleil.
Comme l’explique la nouvelle étude, publiée dans la revue Astrophysical Journal Letters, les deux équipes ont repéré sa troisième compagne, largement masquée par l’éclat de l’astre, en étudiant l’un des deux mondes déjà connus. Réalisés indépendamment, des travaux de vérification basés sur des données remontant jusqu’à 11 ans ont permis de confirmer son orbite et de préciser ses caractéristiques.

Beta Pictoris d
Légèrement plus grande que Jupiter et deux à quatre fois plus massive, Beta Pictoris d met 91 ans pour effectuer un tour complet de son étoile, soit une orbite comparable à celle d’Uranus autour du Soleil. Affichant une température d’environ 327 °C, elle se révèle 100 fois moins lumineuse que sa voisine Beta Pictoris b, qui détenait jusqu’à présent le titre de l’exoplanète la plus faible jamais imagée directement par un observatoire terrestre.
Lire aussi En 1904, cette école allemande faisait classe en pleine forêt pour protéger les enfants de la tuberculoseL’âge minuscule (d’un point de vue astronomique) de ce système en fait un véritable laboratoire pour approfondir notre compréhension des mécanismes de formation planétaire. Décrit comme encore en phase de stabilisation, il pourrait également abriter des protoplanètes rocheuses.
Selon le communiqué de la NASA, les astronomes ont détecté directement moins de 100 des plus de 6 000 exoplanètes confirmées à ce jour. Dans la grande majorité des cas, ils s’appuient sur la méthode des transits, consistant à observer les infimes creux de luminosité se produisant lorsqu’un corps planétaire passe devant son étoile hôte.
Plus tôt, des astronomes avaient détecté les deux exoplanètes les plus légères connues, de la taille de Jupiter mais respectivement 28 et 35 fois moins denses.
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