Des Vikings à la F1, Louftémont a renoué avec la course des caisses à savon
Dix ans après la dernière édition, les caisses à savon ont retrouvé les rues de Louftémont (Léglise), ce dimanche après-midi. Le club des jeunes du village a relancé une manifestation qui avait autrefois attiré jusqu'à un millier de spectateurs.
Pour ce retour, une vingtaine d'équipages ont pris le départ, sous une légère pluie qui a rendu la piste particulièrement glissante. L'affluence était certes moins importante qu'au temps des grandes éditions, mais le public avait répondu présent pour renouer avec ce rendez-vous populaire.
Parmi les véhicules engagés, le drakkar Viking d'Arianne, Annelies et Anne-Christine n'est pas passé inaperçu. Les trois amies, mamans d'enfants membres du club des jeunes, avaient décidé de prendre part à la course.
"Dix ans après la dernière édition, on s'est dit qu'on voulait marquer le coup, explique Arianne. On avait déjà participé par le passé et on avait l'envie de remettre le couvert."
Le projet a été mené en famille, avec les papas à la construction et les mamans aux costumes et à la décoration. À trois dans leur embarcation, les participantes ont toutefois choisi de privilégier le spectacle à la performance.
"On est plus dans la catégorie folklorique que vitesse, sourit Arianne. On veut profiter et ne pas prendre de risques inutiles. Les caisses à savon à Louftémont, c'est toute une histoire et on espère que l'événement se maintiendra les prochaines années."
Le jeune Max Verstappen était présent

La relève était également représentée avec Arthur, jeune habitant de Louftémont, qui disputait sa première course au volant d'une Formule 1 Red Bull inspirée de Max Verstappen.
La voiture a été confectionnée par son papa, Arnaud, à partir de la structure d'une ancienne caisse construite il y a dix ans pour ses deux fils aînés.
"À l'époque, on avait fait une camionnette. Là, il est parti sur l'idée d'une Formule 1, donc on a dû tout rallonger", raconte-t-il. Deux semaines de travail auront suffi pour donner une nouvelle vie au châssis conservé au garage. "On a tout fait nous-mêmes, de la décoration aux différents détails de la monoplace", précise le papa.
Pour Arthur, l'heure était surtout à la découverte. Avant de s'élancer pour sa première descente, le jeune pilote ne cachait pas une certaine appréhension: "J'ai peur qu'elle se casse, mais j'ai confiance dans le travail de mon papa. Je n'ai pas eu le temps de m'entraîner, on verra bien ce que ça donnera."
Avec une piste rendue glissante par la pluie, les premières descentes ont été abordées avec prudence par le jeune garçon, notamment à l'approche de la chicane.
De son côté, Arnaud est resté prêt à intervenir en cas de pépin mécanique.
Au-delà de la compétition, le retour de cette épreuve aura surtout permis à Louftémont de renouer avec une tradition appréciée. Caisses originales, déguisements et bonne humeur étaient au rendez-vous pour le plus grand plaisir du public.
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