Des ossements retrouvés à l’emplacement donné aux enquêteurs par Cédric Jubillar
C’est probablement le dénouement attendu d’une affaire qui durait depuis décembre 2020. Des restes humains pouvant correspondre à l’infirmière Delphine Jubillar ont été découverts ce jeudi dans le Tarn, indique à 20 Minutes le parquet général de la cour d’appel de Toulouse. Les fouilles menées ce matin par la gendarmerie nationale ont permis de localiser des ossements, marquant une étape décisive dans ce dossier suivi par la justice française depuis plusieurs années.
« Des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l’endroit où il avait déposé le corps de Mme Aussaguel », a déclaré à l’AFP le procureur général Nicolas Jacquet.
Cette découverte fait suite à un coup de théâtre judiciaire sans précédent. En octobre 2025, le peintre plaquiste de 38 ans a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle à l’issue de son procès devant les assises du Tarn, au cours duquel il a clamé son innocence.
Extrait de sa cellule le 15 juillet 2026, Cédric Jubillar est cette fois passé aux aveux devant la justice. Un revirement total qui intervient après que ses avocats ont formalisé par courrier la reconnaissance de son implication.
Des explications devant la justice
Selon un communiqué du procureur général de Toulouse diffusé dans la matinée, l’accusé « a reconnu être à l’origine de la mort de Delphine Aussaguel ». Il a « indiqué pouvoir orienter les enquêteurs pour localiser le corps » lors de son interrogatoire mené par la présidente de la cour d’assises, juridiction devant laquelle Cédric Jubillar doit être jugé en appel à partir du 21 septembre.
Notre dossier sur l'affaire Jubillar
Ce jeudi matin, le magistrat instructeur a organisé le transport de Cédric Jubillar sur le terrain, dans le Tarn. Encadrés par un dispositif de sécurité hors norme, les gendarmes ont fouillé la zone désignée avant de mettre au jour les restes de la mère de famille. Des analyses médico-légales et anthropologiques doivent désormais être réalisées pour confirmer formellement l’identité du corps et tenter de déterminer les causes exactes du décès de Delphine Jubillar.