Donald Trump : "Cela finira par arriver", le président des États-Unis plaide pour une Irlande "unifiée", en déplacement à Dublin

Donald Trump : "Cela finira par arriver", le président des États-Unis plaide pour une Irlande "unifiée", en déplacement à Dublin

l'essentiel De passage en Irlande pour une visite qui s'annonçait sans relief particulier, Donald Trump a, comme souvent, pris son monde de court en plaidant de manière inattendue pour une Irlande "unifiée".

Le président américain Donald Trump a indiqué samedi qu'il "aimerait beaucoup" voir une Irlande "unifiée", lors d'un point presse avec le Premier ministre irlandais Micheal Martin à Dublin. "Je pense que ce serait fantastique - comment cela pourrait-il être mauvais ?" a lancé le dirigeant républicain, alors qu'un journaliste lui demandait son opinion sur une unification de la République d'Irlande et de l'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni.

Le milliardaire de 80 ans, prenant parti sur ce sujet éminemment sensible pour Dublin et Londres, a aussi estimé qu'une telle perspective lui semblait inévitable : "Cela finira par arriver."

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Londres s'en tient pour sa part aux accords de paix signés en 1998 pour mettre fin aux hostilités en Irlande du Nord. Un référendum sur une potentielle unification de la province britannique avec la République d'Irlande ne peut être organisé qu'en cas de "consensus clair dans le pays, quand l'opinion publique aura changé au point qu'une telle décision devra être envisagée", a indiqué récemment le Premier ministre britannique Andy Burnham. Il a jugé qu'une telle consultation n'était "pas d'actualité".

Fin de la neutralité américaine

Les États-Unis affichaient jusqu'ici une position de neutralité, estimant que c'était aux populations concernées de trancher. Dans un discours ensuite à l'ambassade américaine à Dublin, Trump a semblé satisfait d'avoir jeté un pavé dans la mare. "C'est une de ces questions où, quoi que vous disiez (...), il n'y a pas de bonne réponse", a-t-il dit en riant.

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Ces déclarations sur l'Irlande donnent une tournure inattendue au déplacement de Donald Trump, venu dans le pays pour s'occuper plus de golf que de diplomatie, mêlant comme il le fait souvent la promotion de ses intérêts privés avec sa fonction présidentielle.

"Il vient essentiellement visiter le complexe de golf qu'il possède, avec un passage à Dublin pour une visite de courtoisie", a déclaré à l'AFP Daniel Geary, professeur d'histoire américaine au Trinity College de Dublin.

Donald Trump a d'ailleurs vanté les mérites de sa propriété aux côtés du Premier ministre irlandais, assurant que le golf de Doonbeg était "considéré comme l'un des meilleurs au monde".

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Au moins 4 000 policiers et membres des forces de sécurité sont mobilisés pour cette visite, présentée comme l'une des plus importantes opérations de sécurité jamais menées en Irlande, avec une facture estimée à 20 millions d'euros.