« Du jamais vu depuis 20 ans » : la récolte de pommes s’annonce particulièrement difficile pour les producteurs de Collobrières
« C’est la première année depuis plus de 20 ans qu’on a une récolte aussi catastrophique », explique Pascale, propriétaire du domaine. Dans les vergers, les pommes portent les traces d’un été particulièrement difficile. Les fortes chaleurs de juin, juillet, août ont freiné leur développement. Certaines sont restées trop petites et pas assez sucrées.
Les conditions météorologiques ne sont pas les seules responsables. La chenille disparate a notamment attaqué les pommes. Les fruits ont cicatrisé mais ont arrêté de grossir, ne pouvant plus être cueillis. Les carpocapses, de petits papillons nocturnes dont les larves s’attaquent aux fruits à pépins, notamment aux pommes, ont eux aussi attaqué et compliqué la récolte.
Habituellement, le domaine ouvre chaque week-end de septembre. Or, toutes les difficultés rencontrées vont perturber cette tradition. Cette année, cette habitude est bouleversée. Un seul week-end, voire une demi-journée pourrait être organisé, la date n’est pas encore fixée.
Le domaine préfère limiter sa communication cette année afin d’éviter un afflux trop important de visiteurs, alors que les pommes sont peu nombreuses. Les sorties scolaires sont également suspendues : habituellement, des classes de maternelle viennent découvrir les pommiers et participer à la cueillette, mais la faible récolte ne permet pas de les accueillir cette année.
Diversifier pour continuer
Tamara Schwarz / Var-matin
Malgré cette mauvaise récolte, toutes les productions du domaine ne sont pas à l’arrêt. Les pommes restantes seront principalement utilisées pour faire du jus. L’exploitation développe aussi une gamme de boissons, avec du jus de pomme, du jus de raisin produit cette année, mais aussi prochainement du jus de grenade. Un jus de pommes à la crème de marrons vient compléter cette gamme. Les grenades devraient être récoltées vers la mi-octobre ou la fin octobre.
Face aux fortes chaleurs et au manque d’eau. Le domaine réfléchit à adapter ses méthodes. L’année prochaine sera considérée comme une année test. Si les mêmes difficultés se reproduisent, les pommes pourraient être réservées à la fabrication de jus, et la cueillette ouverte au public pourrait prendre fin. Pour l’heure, les responsables espèrent retrouver des conditions favorables.