Du neuf dans l'affaire Bryan et Tyméo : l'individu arrêté change d'avocat et va comparaître mercredi
Fin septembre, nous vous révélions qu'un individu né en 2001 avait été placé sous mandat d'arrêt dans le cadre de l'affaire liée à la mort de Bryan et Tyméo Brigou.
L'homme, habitant de Charleroi, aurait été en contact régulier avec le père de famille et aurait reconnu, lors de son audition, lui avoir vendu de la cocaïne et du cannabis, notamment le matin du fameux 27 juin 2026, jour de leur disparition. Ce jour-là, il aurait également vu Tyméo, assoupi, dans le véhicule de son père.
Le suspect avait alors été inculpé pour vente de stupéfiants avec la circonstance que l'infraction a causé la mort. Sa détention préventive a été confirmée le 22 septembre par la chambre du conseil pour une durée d'un mois. L'individu avait fait appel de cette décision.
Un ténor du barreau pour le défendre
Rebondissement toutefois en ce début de semaine. En effet, d'après nos confrères de SudInfo, le suspect a décidé de changer de défense en faisant appel à un ténor du barreau de Charleroi. Il est désormais défendu par Me Thomas Puccini. Une comparution est attendue ce mercredi 7 octobre devant la chambre des mises en accusation de Liège. L'enjeu ? Remettre en question la décision de la chambre du conseil de le maintenir en détention préventive.
De nombreuses interrogations
En ce qui concerne l'enquête, nos confrères précisent que le flou total demeure et qu'il existe toujours différentes hypothèses. La question de la drogue est évidemment au cœur des recherches.
D'après le toxicologue Alfred Bernard, cité par SudInfo, il est peut-être possible d'établir un "fingerprint", une sorte de profil chimique permettant de relier la drogue au suspect (le tout en comparant d'éventuels échantillons retrouvés lors de perquisitions et les constatations réalisées sur le corps de la victime). Mais la démarche a ses limites et rien n'indique encore une preuve directe car la drogue peut circuler entre plusieurs individus.
Mais pourquoi alors ce suspect interpellé en septembre a-t-il été placé sous mandat d'arrêt ? La téléphonie pourrait avoir joué un rôle, mais les enquêteurs restent très discrets à ce sujet et rien ne fuite jusqu'à présent.
Reste enfin une dernière piste, celle du surdosage. Alfred Bernard insiste sur ce risque. La prise de drogue, en grande quantité ou couplée à d'autres substances, peut s'avérer létale. Le parquet de Namur n'a cependant jamais indiqué qu'une overdose avait été établie dans le cas de Bryan. Le mystère reste donc entier et les analyses, elles, continuent.