Élections au Québec : où seront les chefs?
Publié à 20 h 59 UTC+8.
« S’il y a un peuple qui peut être allié des Autochtones, c’est bien les Québécois »
Comme le Canada, le Québec devrait faire du 30 septembre un jour férié en l'honneur de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, qui rend hommage aux survivants et aux victimes des pensionnats pour Autochtones, selon la co-porte-parole de Québec solidaire.
Ruba Ghazal a fait cette déclaration au micro de Patrick Masbourian, alors qu'elle était de passage à Montréal pour faire campagne.
Aujourd'hui, on va faire des propositions, notamment dire que cette journée [du 30 septembre] devrait être une journée fériée, de reconnaître le racisme systémique. C'est ce qu'ils demandent, a-t-elle soutenu, vêtue d'un chandail orange pour souligner cette journée de commémoration.
Il y a une blessure, dans le fait de ne pas reconnaître ce qu'ils vivent, le racisme systémique. [...] Pourquoi y a-t-il un entêtement à ne pas le reconnaître? a-t-elle demandé. Moi, je suis à l'écoute.
Je pense que s'il y a un peuple qui peut être encore plus allié des Autochtones, c'est bien le peuple québécois, parce que, nous aussi, on a subi dans le passé des injustices.
Publié à 19 h 51 UTC+8.
À la recherche du Québec | « L’habitude des ruines »

Élyse Hudon-Thibeault, responsable de la conservation et de la mise en valeur du patrimoine de Val-Jalbert, François Lavoie, directeur général, Christine Levasseur, présidente du C. A.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Tous les partis politiques s’engagent à construire de nouveaux logements, mais qu’en est-il de la protection de notre patrimoine immobilier? Dans cette province dont la devise est Je me souviens, on peine à protéger les traces de son passé.
La route 155 Nord longe la rivière Saint-Maurice. À ce temps-ci de l’année, c’est un trajet d'une telle beauté qu’il en est émouvant. Le regard se repose au fil des courbes de la rivière bordée d’une forêt tachetée des couleurs de l’automne.
C’est peut-être parce que cette route est si belle que l’arrivée à La Tuque est si démoralisante. Comme bien des villes au Québec, on y entre par un boulevard sans âme, et le centre-ville manque de vie. Dans la rue principale, on a bien installé des orignaux en carton, mais ces bêtes immobiles peinent à égayer la scène.
Pourquoi le Québec peine-t-il à protéger ses paysages et sa beauté? Pourquoi néglige-t-il le patrimoine et l’urbanisme? Tous les candidats, de tous les partis, parlent de l’importance de protéger la langue et la culture, mais n’évoquent jamais, ou presque, l’importance de valoriser ces balises de notre mémoire extérieure qui irriguent notre mémoire intérieure, comme l’écrit si joliment Marie-Hélène Voyer dans son essai.
Au Québec, le patrimoine n’est-il qu’un fantôme sans voix au chapitre de l'identité?
Ce texte est le 11e de notre série À la recherche du Québec.
Publié à 19 h 30 UTC+8.
L’Assomption : dans les pas de François Legault et de Jacques Parizeau

Affiches électorales à L'Assomption dans la circonscription du même nom
Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine
Le Parti québécois (PQ) tente de reprendre à la Coalition avenir Québec (CAQ) la circonscription de L'Assomption, représentée depuis 2012 par l'ex-premier ministre François Legault à l'Assemblée nationale. Elle a aussi été représentée pendant 15 ans par un autre ancien premier ministre du Québec, Jacques Parizeau.
Visite dans cette circonscription de Lanaudière, qui regroupe entre autres la localité de L’Assomption et une partie de Repentigny. Le texte complet est disponible ici.
Publié à 19 h 02 UTC+8.
Analyse | La fragile crédibilité du Parti conservateur du Québec

Éric Duhaime était entouré de candidats conservateurs de la région de Québec lors d'un rassemblement partisan.
Photo : Radio-Canada
Durant la campagne électorale de 2022, alors que la pandémie de COVID-19 n’était pas encore terminée, tout journaliste qui suivait la caravane électorale du Parti conservateur du Québec (PCQ) se faisait invectiver par des sympathisants antisystème et antimédias.
Aujourd’hui, les militants conservateurs souhaitent, au contraire, la présence des médias pour légitimer leurs revendications. Il faut cligner des yeux pour s’assurer qu’on ne rêve pas.
Les supporteurs ont changé. Ceux qui se déplacent dans ses rassemblements ne sont visiblement pas les contestataires d’il y a quatre ans. La base électorale antisystème demeure, mais elle s’est élargie pour accueillir des citoyens déçus de la Coalition avenir Québec.
Il faut dire qu’Éric Duhaime a donné l’exemple en adoucissant son ton, dans le but de se faire prendre plus au sérieux comme chef politique. Il assure même vouloir institutionnaliser son parti, si les Québécois élisent des députés conservateurs au Parlement.
Malgré des candidats au passé trouble et le cadre financier le plus coûteux de tous les partis politiques, le chef conservateur est parvenu à gagner en crédibilité aux yeux des électeurs.
Toutefois, cette crédibilité demeure très fragile et il en est parfaitement conscient. L'analyse complète ici.
Publié à 18 h 50 UTC+8.
Qu’ont promis les chefs hier?
En rafale, voici les promesses qu'ont faites les cinq chefs aux électeurs québécois hier :
Christine Fréchette était à Val-d'Or, où elle s'est engagée à investir 5 millions de dollars par année dans l'entretien des pistes de motoneiges et de quatre-roues dans la province. La Coalition avenir Québec rendrait également gratuits les permis de chasse et de pêche pour les résidents québécois, une mesure évaluée à 50 millions.
Paul St-Pierre Plamondon a présenté les engagements de son parti pour protéger l’assiette des Québécois. Le chef péquiste s'est notamment engagé à investir 400 millions sur quatre ans dans les programmes scolaires d’éducation à la saine nutrition.
Éric Duhaime a déposé son plan pour la justice et la sécurité publique, qu'il a promis de gérer d'une main de fer. Son plan comprend une série de mesures, dont le maintien des budgets pour les corps policiers et la mise sur pied d'une Charte des victimes. Le parti propose également de faire payer les criminels pour leur passage en prison.
Charles Milliard n'a pas fait de nouvelle promesse, mais il a détaillé son plan de construire 100 000 logements par année.
Ruba Ghazal n'a pas présenté de nouvel engagement non plus. Elle a plutôt fait un plaidoyer pour le vote des jeunes et a présenté Québec solidaire comme le parti du vrai changement.
Publié à 18 h 49 UTC+8.
Où seront les chefs aujourd’hui?
Christine Fréchette (CAQ) sera à Saint-Sauveur où elle rencontrera des citoyens. Elle se joindra à un dîner militant à Sainte-Adèle, puis rencontrera des citoyens à Saint-Joseph-du-Lac.
Paul St-Pierre Plamondon (PQ) amorcera sa journée à Rouyn-Noranda, où il tiendra une mêlée de presse. Il s’adressera à nouveau à la presse en après-midi depuis Baie-Comeau. Il se rendra ensuite à Gaspé, où il participera à un rassemblement militant.
Charles Milliard (PLQ) procédera à une annonce à Laval ayant pour thème priorité télésanté. Il dînera à la rôtisserie Panama, à Montréal, puis fera un arrêt à la pâtisserie Afroditi avant de faire une marche dans la rue Jarry.
Ruba Ghazal (QS) va distribuer des dépliants devant un édicule de métro avant de participer à la marche chaque enfant compte à Westmount. Elle finira sa journée au cinéma Beaubien pour assister à la projection du film sur la vie de Pauline Julien.
Éric Duhaime (PCQ) rencontrera le grand chef de la nation huronne-wendat, Pierre Ricard, puis tiendra une conférence de presse à Québec. En milieu d’après-midi, il tiendra un point de presse à Saint-Augustin-de-Desmaures. Il finira sa journée dans un événement militant à Beaupré.