Reportage international - Élections législatives en Israël: le vote des colons israéliens en Cisjordanie occupée
Mardi 27 octobre, des élections législatives se tiendront en Israël. En Cisjordanie occupée, où vivent plus d’un demi-million d’Israéliens installés dans des colonies illégales au regard du droit international, beaucoup se définissent comme « sionistes religieux ». Les partis qui les représentent font partie de la coalition qui a gouverné Israël ces quatre dernières années.
Sur les hauteurs de la colonie d’Itamar, Moshe Goldsmith commente le paysage de ce qu’il appelle la Judée-Samarie, le nom biblique de la Cisjordanie occupée. Barbe blanche et kippa des Juifs religieux, l’homme est un partisan revendiqué de la coalition la plus à droite de l’histoire d’Israël.
« Je pense que ce gouvernement a été extraordinaire, si l’on pense à tous les défis qu’il a dû affronter : le Hezbollah, Gaza, le front intérieur ici en Judée-Samarie et bien sûr l’Iran et encore la Syrie. Mais une fois de plus, comme l’Histoire nous l’enseigne, Israël a retourné la situation à son avantage… », affirme-t-il.
Moshe votera pour la liste du sionisme religieux, le parti du ministre des Finances, Bezalel Smotrich, qui lui aussi habite une colonie du nord de la Cisjordanie occupée. Yael est l’une de ses voisines. « À une période où tout le monde voulait faire un accord avec le Hamas pour pouvoir récupérer tous les otages, lui il a tenu bon. Il a dit : "Il faut pas faire d'accord avec le Hamas. On arrivera à récupérer les otages. Mais il faut pas lâcher prise, il faut tenir pour l'avenir" », explique-t-elle.
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La question du service militaire chez les religieux au coeur des débats aussi dans les colonies
Mais certains débats de la société israélienne résonnent aussi parmi les habitants des colonies. Ces nationalistes religieux sont très représentés dans l’armée et dans ses unités combattantes. Ce n’est pas le cas d’un autre groupe de religieux juifs en Israël, les ultra-orthodoxes, qui dans leur immense majorité ne portent pas l’uniforme. Une injustice, selon Sondra Barras qui vit dans la colonie de Karnei Shomron :
« Deux de mes fils sont dans des unités combattantes, ils ont porté l’uniforme au moins six mois par an au cours des trois dernières années. Et vous verrez cela partout chez les sionistes-religieux et particulièrement en Judée-Samarie, où nous avons plus de soldats réservistes que partout ailleurs. Et j’ai été très déçue de la façon dont le gouvernement actuel a géré cela. »
Sondra ne votera donc pas pour l’un des partis de la coalition sortante qui a gouverné ces quatre dernières années en s’appuyant à la fois sur les partis ultra-orthodoxes et sur les partis nationalistes religieux.
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