Emmanuel Macron s'adresse aux Français: "Nous avons besoin d'unité, de calme et de respect"

Emmanuel Macron s'adresse aux Français: "Nous avons besoin d'unité, de calme et de respect"

Emmanuel Macron a pris la parole ce dimanche soir pour s'adresser aux Français, après une journée de manifestation dans tout le pays, qui s'est soldée par des débordements dans de nombreuses villes.

Emmanuel Macron a mis sur pied dès 18h30 une réunion à l'Elysée autour de Sébastien Lecornu et des ministres impliqués dans la gestion des manifestations ou les conséquences des dégradations.

Le Président a d'emblée dénoncé les pillages et les violences qui ont eu lieu à Paris, Limoges ou encore Lyon. "Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte". "Ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser", a notamment déclaré Macron. Il a tenu à souligner que "les manifestants aux revendications légitimes" ne devaient pas être confondus avec les pilleurs et les casseurs.

"Voir les rues de nos villes ainsi saccagées est insupportable", a-t-il déploré, assurant les commerçants et artisans touchés par les pillages de son "soutien".

DIRECT – De nouvelles tensions en France : une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines déployée à Paris

Il a ensuite annoncé que les préfets "prendront les décisions" "pour protéger nos villes", "y compris en allant jusqu'à interdire" certains rassemblements : "Les préfets prendront les décisions en lien avec les maires pour protéger nos villes, nos bâtiments publics et nos commerces". Il a aussi appelé à ce que le "suivi judiciaire" soit "exemplaire". "Ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser (...) Nous serons intraitables", a-t-il martelé.

Le président de la République Emmanuel Macron a promis dimanche "la transparence" quant à la stratégie du maintien de l'ordre employée samedi, alors que l'exécutif est pointé du doigt après le saccage de nombreux commerces et bâtiments publics dans plusieurs grandes villes de France.

Emmanuel Macron a demandé au gouvernement, et notamment "au ministre de l'Intérieur" Laurent Nuñez, de "tirer toutes les leçons" concernant la journée de samedi "en matière de renseignement et d'anticipation". "J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite", a promis le président de la République.

Macron a aussi appelé "partis politiques, organisations professionnelles et syndicales à condamner sans ambiguïté" les violences, alors que la situation était toujours tendue, à 20h, à Paris. Il estime que le pays a besoin d'ordre et de calme et pas d'une "escalade".

Les images des violences de ce dimanche

2.397 interpellations, 997 policiers et gendarmes blessés dont 7 graves

Près de 2.400 personnes ont été interpellées samedi lors de la journée de mobilisation contre la vie chère émaillée de violences, et près d'un millier de policiers et gendarmes ont été blessés, dont sept gravement, selon un bilan consolidé du ministère de l'Intérieur.

Plus précisément, 2.397 interpellations ont été effectuées lors de cette journée qui a viré au chaos avec des violences multiples et des pillages nombreux. Au total, 997 policiers et gendarmes ont été blessés, dont sept gravement.

L'allocution vient de se terminer

Emmanuel Macron finit sur ses mots son allocution : "Nous avons besoin d'unité, de calme et de respect."

"Nous serons intraitables"

Vis-à-vis des casseurs, Macron dit ceci : "Nous serons intraitables. L'écoute et le dialogue ne signifient pas l'impunité." 

Des rassemblements pourraient être interdits

Les Préfets vont prendre des décisions avec les maires. Certains rassemblements pourraient être interdits à l'avenir. Il demande aux organisations d'appeler au calme. Il estime que le pays a besoin d'ordre et de calme et pas d'une "escalade". 

Le gouvernement fait son maximum

Le président rappelle que le gouvernement fait son maximum par rapport aux revendications. Il dit aussi comprendre les revendications des lycéens. Un travail est d'ailleurs déjà engagé par le gouvernement. 

Violences inouïes

Le président dit attendre des réponses claires et en toute transparence. Il parle d'un suivi judiciaire qui doit être exemplaire. "Ceux qui ont détruit doivent payer". Les gens devront donc répondre de leurs actes selon lui. Il dit également qu'il ne faut pas confondre les casseurs avec les manifestants qui étaient pacifiques et qui ont des inquiétudes "compréhensibles". 

De la colère et de la honte

Le président dit ressentir de la colère et de la honte. Il veut également soutenir les personnes qui ont subi les conséquences de ces violences. Le gouvernement apportera d'ailleurs des réponses. Une cellule de crise va être mise en place "dès demain"

Violences débridées

Macron cite "des violences débridées" et se demande comment des Français peuvent faire cela à la France. Rien ne le justifie, rien ne l'excuse". 

Emmanuel Macron commence son allocution

En direct, le président Emmanuel Macron s'exprime sur les manifestations de ce samedi 17 octobre. Il tient à réagir sur les violences qui ont été présentes pendant les manifestations. Ce dimanche encore, des rassemblements ont lieu et des pillages ont été effectués.  Il parle "d'un moment d'extrême gravité"