En France, “ce n’est pas le mérite qui paie” : des manifestations marquées par une forte mobilisation et des violences
Reportage.
Entre 500 000 et 800 000 personnes ont défilé samedi 17 octobre partout en France. Une journée marquée par des incidents violents dans plusieurs grandes villes. “Il y a une frustration qui ne peut plus s’exprimer autrement”, explique un manifestant croisé à Paris par le quotidien suisse “Le Temps”. Témoignages.
Source : Le Temps
Réservé aux abonnés Lecture 3 min. Publié le 17 octobre 2026 à 20h46
“Cette violence n’est pas gratuite. À force de ne pas écouter les gens, de ne plus leur laisser joindre les deux bouts, il y a une frustration qui ne peut plus s’exprimer autrement. Et franchement, moi, j’espérais que cela se passe le plus mal possible. Ce que je veux, c’est que ce mouvement aboutisse, et il faut que cela se passe comme ça pour espérer obtenir quelque chose.” Frédéric, 51 ans, est consultant informatique dans le privé. Il essayait ce samedi d’entrer sur la place de la République à Paris alors que des débordements, des incendies de poubelles ou de voitures et des affrontements avec la police avaient commencé avant même le début du cortège prévu en début d’après-midi.
Frédéric est un gilet jaune historique, il était déjà là en 2018, avec sa fille qui avait une quinzaine d’années et qui avait été “traumatisée par les violences policières”. Ce samedi, elle était toujours à ses côtés. Peut-être encore plus en colère que lui. Désormais assistante sociale de 23 ans, en banlieue parisienne, elle lance :
“Dans ce pays, ce n’est pas le mérite qui paye. Croyez-moi, je vois des familles très méritantes qui sont complètement perdues. Le sort de leurs enfants est réglé. Il faut absolument plus de moyens à l’éducation nationale pour pouvoir assurer l’avenir de tous les jeunes
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Le Temps (Genève)
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