En images : Ces célébrités ont assisté aux obsèques de Catherine Ringer
dernier hommage•La chanteuse des Rita Mitsouko s’est éteinte en début de semaine à l’âge de 68 ans, emportée par un cancer foudroyant
Camille Allain
Publié le 19/09/2026 à 17h40
Elle était une voix. Elle était une époque. Elle était un mythe. Catherine Ringer, cofondatrice du groupe Les Rita Mitsouko, s’est éteinte à l’âge de 68 ans en début de semaine, emportée par un cancer. Véritable légende du rock français, elle avait perdu en 2007 Fred Chichin, son compagnon et duo de scène.
Annoncé par ses enfants, le décès de la chanteuse a entraîné une vague d’hommages et de réactions émues dans le monde musical français. Et ce samedi, à l’occasion des obsèques, de nombreuses personnalités sont venues rendre un dernier hommage à Catherine Ringer.
Depuis plusieurs jours et l’annonce de son décès, les plus grands tubes des Rita s’affichent parmi les titres les plus écoutés sur les plateformes de streaming. Le morceau Singing in the shower s’est même hissé en tête, devant les célèbres Les histoires d’A., C’est comme ça ou encore Andy.
Ce samedi, de nombreuses personnalités ont assisté aux obsèques de la cofondatrice du groupe emblématique Les Rita Mitsouko, célébrées au cimetière de Montmartre, à Paris.
En 1987, Marc Lavoine avait interprété le tube Qu’est-ce que t’es belle avec la chanteuse. « Je perds mon amie, ma sœur, mon phare », a déclaré le chanteur après le décès la chanteuse des Rita.
M avait plusieurs fois collaboré avec Ringer, l’invitant à chanter sur scène à ses côtés. « Je suis sans voix. Catherine et Fred, les inséparables, sont des artistes et des êtres à part, qui, pour se sauver du réel, ont toujours plané au-dessus de tout, très au-dessus de beaucoup d’entre nous. Leur empreinte restera à jamais dans mon cœur », a déclaré le chanteur, demandant à sa « Catherine chérie » d’embrasser « le beau Fred. »
Impossible de rendre hommage à Catherine Ringer sans musique. Ce samedi, son fils Raoul Chichin a pris la guitare avec plusieurs proches pour un hommage appuyé.
Catherine Ringer était une amie très proche de plusieurs membres de la troupe du Splendid et notamment de Josiane Balasko. Cette dernière se rendait parfois dans la maison où le couple de musiciens aimait se ressourcer, en Vendée.
Avec Fred Chichin, Catherine Ringer avait fondé au début des années 1980 l’un des groupes les plus détonants du rock français : les Rita Mitsouko. Même après le décès soudain de son compagnon en 2007, Catherine Ringer a toujours gardé un statut iconique parmi les jeunes pousses de la chanson française.
La famille de la chanteuse, qui a annoncé le décès en début de semaine, a rendu hommage à l’icône. « Catherine Ringer a marqué plusieurs générations par sa voix et ses chansons, sa grande liberté et sa singularité. »
Catherine Ringer était une femme qui aimait partager la scène. Au cours de sa longue carrière, elle aura collaboré avec de très nombreux artistes. En 2011, elle avait chanté Dirty old town, des Pogues, sur la scène de Taratata avec Nolwenn Leroy.
Catherine Ringer a été emportée par un cancer foudroyant. D’après des proches, son état s’est rapidement dégradé ces dernières semaines. Elle s’est éteinte à l’âge de 68 ans.
Catherine Ringer est née le 18 octobre 1957 en banlieue parisienne, fille d’un père artiste peintre, ancien déporté juif, et d’une mère architecte. Passionnée de musique, elle avait quitté l’école à 15 ans, multipliant les expériences artistiques et s’aventurant même dans le porno, un passé qu’elle n’a jamais renié.
Tombée amoureuse de Fred Chichin en 1979, Catherine Ringer avait trouvé son âme sœur. A chaque date anniversaire de la mort de son compagnon, elle disait ressentir « un manque total d’énergie, comme si on m’avait tout aspiré ».
Ces dernières années, Catherine Ringer s’était tournée vers la poésie. Elle avait donné plusieurs spectacles où elle déclamait des vers sur scène.
En 1984, Fred Chichin et Catherine Ringer avaient livré l’une de leurs chansons les plus connues. En rendant hommage à la danseuse argentine Marcia Moretto, une des complices des Rita Mitsouko, ils avaient écrit « Marcia Baïla ». Avec ce refrain si connu : « Mais c’est la mort qui t’a assassinée, Marcia ». Ciao l’artiste.