États-Unis : le combat d’une mère pour obtenir justice après la mort de son fils, tué par un agent de l’ICE

États-Unis : le combat d’une mère pour obtenir justice après la mort de son fils, tué par un agent de l’ICE
États-Unis : le combat d’une mère pour obtenir justice après la mort de son fils, tué par un agent de l’ICE

États-Unis : le combat d’une mère pour obtenir justice après la mort de son fils, tué par un agent de l’ICE

© Gina M Randazzo/ZUMA/SIPA / Gina M Randazzo/ZUMA/SIPA

Ruben Ray Martinez, citoyen américain de 23 ans, a été abattu par un agent de l'ICE lors d'un contrôle routier au Texas en mars 2025. Seize mois plus tard, sa mère Rachel Reyes attend toujours des comptes, alors que deux nouveaux morts viennent d'être recensés dans des circonstances similaires.

Rachel Reyes n'oubliera jamais la nuit où son fils est mort. Seize mois après les faits, cette habitante de San Antonio, au Texas, dit avoir eu des flashbacks en apprenant la mort récente de deux hommes tués par des agents fédéraux de l'immigration (ICE) dans des circonstances presque identiques.

Ruben Ray Martinez, un jeune américain de 23 ans, a été abattu le 15 mars 2025 dans le sud du Texas. Cette nuit-là, après avoir fêté son anniversaire, le jeune homme approche un carrefour où un accident de la route vient de se produire. Plusieurs agences étaient sur place pour gérer la circulation, dont Homeland Security Investigations, une composante de l'ICE. 

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Selon le département de la Sécurité intérieure (DHS), le conducteur d'un véhicule aurait « intentionnellement percuté » un agent, le projetant sur le capot de la voiture de Martinez. Un autre agent aurait alors ouvert le feu « pour se protéger, protéger ses collègues et le public ». Mais les images des caméras-piétons des forces de l'ordre obtenues par la chaîne publique NPR, montrent des indications contradictoires données à Martinez avant qu'il n'avance lentement son véhicule. 

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« Leur véhicule comme arme »

Un récit similaire a été avancé par le DHS dans deux affaires survenues la même semaine ce mois-ci : celles de Lorenzo Salgado Araujo, au Texas, et de Joan Sebastián Durán Guerrero, dans le Maine, tous deux abattus alors qu'ils auraient tenté de fuir un contrôle et « utilisé leur véhicule comme arme », selon l'agence fédérale. Aucune image n'a toutefois été rendue publique pour étayer ces versions, et les agents impliqués ne portaient pas de caméra. 

Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, vingt-neuf tirs visant des civils ont été recensés, dont au moins sept mortels, selon le site d'investigation The Trace. L'agence Associated Press évoque au moins dix morts sur la même période. Il aura fallu onze mois au DHS pour reconnaître publiquement son implication dans la mort de Ruben Ray Martinez, révélée après une demande d'accès à des documents déposée par l'association American Oversight. 

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Fin février, un grand jury texan a refusé d'inculper l'agent ayant ouvert le feu. Charles Stam, avocat de Rachel Reyes, affirme explorer toutes les options légales : « Si un citoyen américain tué par un agent de l'ICE ne peut obtenir une enquête fédérale sérieuse ni une reconnaissance de faute, imaginez les chances des familles dont le statut migratoire est précaire, qui n'ont pas d'avocat ou dont la mort d'un proche n'a pas été filmée. »

« Ça ne devrait pas être notre nouvelle normalité », confie Rachel Reyes. « Ils détruisent de plus en plus de familles avec tout ce chaos, et ce n'est pas juste », poursuit-elle. 

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