Facteur X d'Anderlecht contre Hammarby, Mihajlo Cvetkovic n'est pas surpris de commencer sur le banc : "Parfois, il faut faire douter l'entraîneur"

Facteur X d'Anderlecht contre Hammarby, Mihajlo Cvetkovic n'est pas surpris de commencer sur le banc : "Parfois, il faut faire douter l'entraîneur"

Quarante-cinq minutes. C'est tout ce qu'il a fallu à Mihajlo Cvetkovic pour être l'Anderlechtois à avoir touché le plus de ballons (7) dans le grand rectangle d'Hammarby, mais aussi être celui qui a le plus frappé au but (6 tirs). Coïncidence ou non, sa montée au jeu à la pause a complètement changé le visage du Sporting et, parallèlement, le cours de la rencontre. "Notre deuxième mi-temps était bien meilleure, a pensé le Serbe. La victoire était méritée. Nous avons mieux mis en pratique nos principes et avons montré comment nous voulons jouer."

Avec de l'énergie, de la projection vers l'avant et une vraie grinta. Tant d'ingrédients qui semblent indissociables de Cvetkovic, lui qui déjà l'an dernier était une des rares éclaircies dans la grisaille au-dessus du Lotto Park. Jeudi, avant de donner l'avantage aux siens, l'attaquant était en plus impliqué dans l'action qui a mené à l'égalisation de Danylo Sikan. Son but était surtout le fruit d'un judicieux sens du placement et d'un furtif temps de réaction.

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Son impact lève tout de même une question : pourquoi Cvetkovic a-t-il commencé la partie dans la peau d'un remplaçant ? "Si Mihajlo entre toujours au jeu comme ça, je le ferais commencer sur le banc tout le temps (rires), a lancé Vitor Bruno après-coup. Il a bien commencé avec nous puis il a eu un petit souci pendant quelques semaines. Il a fait un gros effort pour revenir et il est récompensé. Il est très agressif comme attaquant et nous pouvons mettre beaucoup de pression avec lui."

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Il fait son boulot avec beaucoup d'émotions et de manière incroyable.

Et ce, que ce soit en jouant avec un ou deux attaquants. "Pour moi, c'est la même chose, a analysé Cvetkovic. C'est vrai que nous avons une bonne connexion avec Dany (Sikan), mais aussi avec Adri (Bertaccini), Degreef et Stroeykens. Si ma montée au jeu a fait la différence ? J'ai apporté de l'énergie, mais tout le monde est capable de le faire que ce soit en étant titulaire ou pas. Ce n'est pas moi qui ai changé le match. Toute l'équipe a été incroyable."

Celui qui n'a pas pu participer à l'Euro U19 avec la Serbie ("C'est dans le passé, je regarde vers l'avant") n'en voulait en tout cas pas du tout à son entraîneur. "Si j'étais surpris de ne pas commencer ? Non. J'essaye de donner le mieux de moi-même. Le reste, c'est le choix du coach. Je veux toujours montrer mes qualités. Parfois, il faut faire douter l'entraîneur. Il fait son boulot avec beaucoup d'émotions et de manière incroyable. Nous devons continuer sur cette voie. Il faut continuer à grandir. Je pense que nous sommes bientôt prêts pour le début de la Pro League."

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