Filière forêt-bois : un tissu d’entreprises au service d’une gestion durable
Un maillage de proximité
La filière forêt-bois française est un secteur composé de nombreuses PME, TPE et travailleurs indépendants. Ce large maillage compte 60 000 entreprises, représentant 420 000 emplois directs. C’est presque autant que l’ensemble de l’industrie agroalimentaire, et presque deux fois plus que l’industrie chimique et pétrochimique.
En particulier, la filière forêt-bois s’appuie sur de nombreuses petites entreprises, de moins de 50 salariés, fortement implantées localement et intégrées dans le tissu économique de leurs territoires.
Une gestion inscrite dans la durée
La mission des forestiers, définie par l’article L121-1 du code forestier, est « d’assurer la gestion durable et la vocation multifonctionnelle, à la fois écologique, sociale et économique, des bois et forêts ».
La forêt française est loin d’être surexploitée. Sa surface, qui a doublé depuis 1840, a encore progressé de 22 % depuis 1985 pour atteindre 17,6 millions d’hectares en 2025. Cela correspond à environ un tiers du territoire national.
À lire aussi :
La forêt s’est également densifiée : le stock de bois a augmenté à un rythme encore plus rapide ces dernières années, (+26 % en 40 ans) pour s’établir à 2,9 milliards de m³.
La récolte du bois : une action d’utilité sociétale
La récolte du bois répond à un triple objectif : répondre aux besoins des humains, lutter contre le changement climatique, protéger et régénérer le vivant. Le bois reste en effet très présent dans le quotidien, à travers la construction, l’aménagement, l’emballage, le papier ou encore l’énergie, même lorsque son usage est peu visible. Sa place progresse aussi dans le logement, passant de 5,3 % du marché en 2014 à 6,6 % en 2024. Matériau renouvelable, il permet également de stocker du carbone dans la durée lorsqu’il est transformé en produits bois, et de se substituer à des matériaux plus intensifs en carbone, comme le souligne le dernier rapport du GIEC. Enfin, la récolte, qui s’inscrit dans le cadre d’une gestion durable, participe au renouvellement des peuplements forestiers, par la régénération naturelle ou par des actions de replantation, avec des essences adaptées aux nouvelles conditions climatiques. Elle donne ainsi aux forestiers des leviers pour entretenir, adapter et régénérer les massifs, afin de préserver des écosystèmes dynamiques et résilients.
Une activité liée aux équilibres forestiers
La demande en bois devrait continuer de croître en France. Pour y répondre, le recours au bois français apparaît pertinent, tant sur le plan économique que climatique. La ressource nationale continue de progresser, le bois est donc disponible.
Consommer du bois français, c’est donc soutenir une ressource à plus faible empreinte carbone, des entreprises locales et des emplois non délocalisables. La filière forêt-bois et ses 60 000 entreprises dynamiques (+45 800 équivalents temps plein en 8 ans) contribuent ainsi à la souveraineté du pays, à la préservation des écosystèmes forestiers et à l’atteinte de la neutralité carbone de la France.
Sources :
France Bois Forêt – octobre 2025
IGN, Inventaire forestier national, Mémento 2025
France Bois Forêt, CODIFAB, Enquête nationale de la construction bois 2025 – Activité 2024, 2025.