Football. Textor réclame 400 millions de dollars de dommages et intérêts à Kang devant la justice américaine
Textor, qui avait racheté l’OL en 2022 à Jean-Michel Aulas avant d‘être évincé du club en juin 2025, accuse la femme d’affaires américaine d’avoir mené « une conspiration pour prendre le contrôle et la propriété » de Lyon, d’après la plainte déposée devant la justice américaine en Floride et consultée par l’AFP.
Selon l’Américain de 60 ans, Kang se serait rendue coupable « de corruption, d’abus de pouvoir, de présentation de compte falsifiés, et de dissémination d’informations fausses ou trompeuses ».
Une plainte de l'OL vise l'ère Textor
De son côté, le club lyonnais avait déposé en juin auprès du procureur de Lyon une plainte contre X pour des abus de biens sociaux, après avoir mené une enquête interne sur « un certain nombre d’opérations menées entre mai 2023 et juin 2025 ».
Des dates qui couvrent la présidence de Textor, même si son nom n‘était pas cité dans le communiqué du club.
L’audit interne de l’OL concluait à « une désorganisation délibérée des activités de l’entreprise, avec une opacité systématique dans la gestion financière », dénonçant notamment des « flux financiers de plusieurs centaines de millions d’euros qui semblent avoir été effectués sans justification économique ».
Fin 2022, Textor était devenu actionnaire majoritaire du club septuple champion de France, par le biais de la société Eagle Football Holdings Bidco, dans un conglomérat comprenant notamment l’OL, mais aussi Crystal Palace, revendu l’an dernier après des problèmes financiers, le club brésilien de Botafogo ou Molenbeek en Belgique.
Devenu président de Lyon en mai 2023, Textor a vu depuis les problèmes financiers s’accumuler, le club français frôlant la relégation administrative en juin 2025 en raison d’un fort endettement.
Il a alors été remplacé par Michele Kang, 67 ans et déjà propriétaire de la section féminine de l’OL Lyonnes, qui a racheté le club en juin dernier, parvenant à sauver sa place en Ligue 1.
Les ennuis financiers se sont depuis accumulés pour Textor, en contentieux avec le conglomérat Eagle Football Holdings Bidco, qui a été placé sous administration judiciaire fin mars en Angleterre.
Après avoir perdu le contrôle de Lyon, Textor a été écarté de la direction de Botafogo en avril, alors que le club brésilien est criblé de dette.
Le 1er juillet, la SAF Botafogo, société anonyme qui gère le club, avait annoncé que les actionnaires du club avaient voté à l’unanimité « la révocation » de Textor de ses fonctions au sein du conseil d’administration du club.