George MacKay, les raisons d’un engouement
22 septembre 2026
Son visage vous est sûrement familier. Il l’est, en tout cas, pour Jessamy Calkin, la journaliste du quotidien conservateur anglais The Daily Telegraph.
C’est elle qui a interviewé George MacKay et une ribambelle de ses partenaires à l’occasion de la sortie en salle, mercredi 23 septembre, de Raison et sentiments. Il y incarne Edward Ferrars, le gentleman dont s’éprend Elinor Dashwood (Daisy Edgar-Jones).
Les témoignages collectés par la journaliste se sont avérés dithyrambiques.
“Je crois que c’est la première fois que j’interviewe un acteur qui suscite autant les éloges des personnes qu’il a fréquentées”, raconte celle qui écrit pourtant pour le journal anglais depuis vingt-cinq ans.
La liste de ceux avec qui l’acteur britannique a travaillé est particulièrement riche.
Il a joué (entre autres) aux côtés de Léa Seydoux dans La Bête (2023) et tourné aux côtés de Viggo Mortensen dans Captain Fantastic (2016).
Il a interprété un soldat dans le 1917 (2019) de Sam Mendes, et a été, petit, un des garçons perdus dans le Peter Pan (2004) de Paul John Hogan.
Malgré cette filmographie impressionnante, il manquait à George MacKay, 36 ans, un vrai premier rôle populaire. C’est désormais chose faite.
“Sur le tournage,
il avait vraiment
quelque chose d’Edward.
Et il était très méticuleux :
il répétait constamment
ses répliques ou ses pas
de danse. Lui et Daisy
[Edgar-Jones, sa partenaire
à l’écran] se ressemblent
sur ce point : tous deux
sont très appliqués
et ils se sont entendus
à merveille.”
La réalisatrice de Raison et sentiments, Georgia Oakley, dans The Daily Telegraph
Comme l’explique la réalisatrice Georgia Oakley, l’acteur britannique, né à Londres de deux parents travaillant dans le milieu du théâtre, est particulièrement zélé. “George MacKay fait ses devoirs”, insiste The Daily Telegraph.
Pour interpréter son personnage francophone dans La Bête, “MacKay s’est accompagné pendant des mois d’un coach linguistique, jusqu’à maîtriser suffisamment la langue pour savoir lire entre les lignes et jouer parfaitement son texte”.
Pour préparer 1917, “il a passé quatre mois d’hiver dans un camp d’entraînement militaire, à s’agiter dans la boue et l’eau gelée, le tout vêtu d’un treillis d’époque”.
Et pour Wolf (2021), dans lequel il joue un personnage persuadé d’être un loup-garou, il a passé “l’essentiel du confinement à se déplacer à quatre pattes chez lui pour mieux reproduire la démarche” de cette créature.
Raison et sentiments a nécessité moins de préparation physique.
Mais MacKay reste le casting idéal. Tout simplement car “les traits fins et anguleux de son visage se prêtent parfaitement à la mine soucieuse du gentleman”, observe Jessamy Calkin.
Son interprétation d’Edward signera-t-elle son entrée parmi les icônes masculines de la Gen Z, aux côtés de Jacob Elordi, Michael B. Jordan et autres Timothée Chalamet ?
Quoi qu’il en soit, sa carrière semble auréolée de succès, conclut The Daily Telegraph. Qui assure que côté cinéma, dans le futur, “les propositions ne risquent pas de manquer”.—
Lucille Souron