Gourdon. À la grande reconstitution, plus de 400 écoliers découvrent la vie sous l’Occupation
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À la grande reconstitution, plus de 400 écoliers découvrent la vie sous l’Occupation
Ce vendredi, 22 classes ont parcouru les trois camps de la reconstitution historique organisée à Gourdon. Ateliers, démonstrations et échanges avec les reconstituteurs leur ont permis de découvrir concrètement le quotidien de la Seconde Guerre mondiale.
Quentin Mallet -
Aujourd’hui à 07:00
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« Monsieur, pourquoi il n’y a pas de porte ? » Autour de la Jeep, les questions fusent. Ce vendredi après-midi, à Gourdon, les véhicules militaires ne sont pas seulement là pour être admirés : les enfants grimpent à bord, observent, interrogent. Ils sont plus de 400 à découvrir la reconstitution d’un village sous occupation lors de la Seconde Guerre mondiale organisée par l’association Historic. Répartis dans 22 classes, ils viennent des écoles de Gourdon, Saint-Sernin-du-Bois, Saint-Vallier, Blanzy, Saint-Eusèbe ou du Creusot.
Trois élèves de maternelle de Gourdon se sont, elles aussi, installées à bord d’un véhicule militaire. Photo Quentin Mallet
Du camp français au maquis
Au fil de la journée, les élèves découvrent les trois visages de cette reconstitution : les camps des troupes françaises, du maquis et de l’occupant allemand. Celui des troupes françaises représente une zone de repos avant le départ vers les combats. Plus loin, changement de décor : le maquis est volontairement dissimulé à l’écart. « On essaie de faire comprendre aux enfants qu’il était, en vérité, loin des villages et des voies accessibles », explique Jean-Claude Wurtz, secrétaire de l’association.
Les élèves de l’école de Saint-Sernin-du-Bois découvrent le fonctionnement d’un maquis et le quotidien des résistants. Photo Quentin Mallet
Sous les arbres, une toile de parachute et un conteneur permettent de raconter les livraisons clandestines d’armes, de matériel ou de nourritures aux résistants. « Comme des fusils à pompe ? » bondit un enfant en interrogeant le bénévole de l’association qui incarne un Britannique venu en soutien de la Résistance. « Yes, for example. »
« Des passeurs de mémoire »
Au camp allemand installé par l’association francilienne Les Vers de gris , les ateliers évoquent le camouflage, le matériel médical ou les communications en morse. Chaque étape raconte le quotidien derrière les uniformes : comment se nourrir, se soigner ou communiquer en temps de guerre. « On ne fait pas ça pour le plaisir de montrer nos véhicules ou nos collections », insiste Jean-Claude Wurtz.
Les élèves de Gourdon ont pu grimper à bord des véhicules militaires et découvrir leurs équipements. Photo Quentin Mallet
Pour lui, les reconstituteurs sont avant tout « des passeurs de mémoire ». « Il faut que la connaissance de cette histoire perdure et travers les générations », ajoute-t-il. Pour l’école de Saint-Sernin-du-Bois, la visite prolonge justement un projet consacré à la Seconde Guerre mondiale. « L’année dernière, nous étions allés voir Les Enfants de la Résistance », rappelle sa directrice, Carine Beley. Les 86 élèves de l’école de Gourdon ont, eux préparé dessins et poèmes autour de la guerre et de la liberté. À la demande de l’école, la plupart sont aussi venus en tenue d’époque : bérets et casquettes, bretelles, chemises et jupes se fondent dans le décor.
Ouvert au public samedi 5 et dimanche 6 septembre de 9 à 17 h.
Ateliers et échanges avec les reconstituteurs ont permis aux écoliers de découvrir concrètement la vie quotidienne pendant la Seconde Guerre mondiale. Photo Quentin Mallet