Grogne des lycées en France : plus de 400 établissements fermés ce vendredi, les manifestations sont également interdites près des écoles

Grogne des lycées en France : plus de 400 établissements fermés ce vendredi, les manifestations sont également interdites près des écoles
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par RTL info avec Belga Publié le 02 octobre à 07h39

Ajoutez-nous à vos favoris Google Plus de 400 établissements scolaires resteront fermés vendredi en France, où le gouvernement renforce la sécurité après des violences lors des manifestations lycéennes. Plusieurs écoles basculent vers l’enseignement à distance.

Plus de 400 établissements scolaires en France resteront fermés ce vendredi, une décision prise par le ministre de l’Éducation Édouard Geffray. Une interdiction de manifester aux abords de ces établissements fermés est également en vigueur.

Des manifestations ont lieu en France depuis le début de la semaine pour dénoncer notamment la pénurie d’enseignants et la vétusté des infrastructures scolaires. La contestation est particulièrement vive dans les établissements du secondaire et s’est intensifiée jeudi ; des incendies ont été allumés et des tirs de mortiers d’artifice ont visé plusieurs établissements.

Des mesures lourdes

Jeudi soir, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a qualifié la situation d’« aggravée ». Selon lui, les violences n’ont plus rien à voir avec l’expression initiale et « légitime » des revendications des élèves. M. Geffray a également indiqué que la nature des manifestations avait changé et que le mouvement avait été « détourné par des groupes violents ».

Par conséquent, plus de 400 établissements à travers le pays resteront fermés ce vendredi. Une interdiction de manifester aux abords de ces établissements est également en vigueur. À Paris, une interdiction de rassemblement s’applique à treize établissements du secondaire. Selon le ministère de l’Intérieur, d’autres départements ont reçu des instructions similaires. Les établissements concernés basculent vers l’enseignement à distance.

« Une volonté de destruction »

Le ministre Geffray a déclaré sur la chaîne France 2 que ces mesures étaient nécessaires car, lors des manifestations, « soit les systèmes de sécurité incendie ont été détruits, soit le personnel des établissements concernés a été délibérément pris pour cible ». Selon lui, 65 membres du personnel et 170 élèves ont déjà été blessés depuis le début de la contestation, et il existe une « réelle volonté de destruction », comme il l’a indiqué sur X.

Jeudi, près de 2 000 personnes ont été interpellées dans tout le pays. Les étudiants universitaires français ont également apporté leur soutien au mouvement de contestation.

France Paris (Paris) Laurent Nuñez Édouard Geffray