Guerre au Moyen-Orient. Deux soldats américains tués par l’Iran, Téhéran promet des « leçons inoubliables »

Guerre au Moyen-Orient. Deux soldats américains tués par l’Iran, Téhéran promet des « leçons inoubliables »

L'armée américaine a annoncé samedi la mort de deux de ses militaires, un troisième étant porté disparu, lors des frappes iraniennes en Jordanie. Selon le commandement pour le Moyen-Orient (Centcom), l'incident s'est produit vendredi alors que les forces américaines et leurs alliés « se défendaient contre des attaques de missiles et de drones iraniens ». Ces premières pertes américaines depuis la reprise des hostilités marquent un tournant dans un conflit jusqu'ici surtout meurtrier côté iranien.

Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a menacé le même jour d'infliger des « leçons inoubliables » aux États-Unis. La reprise des frappes prouve selon lui que la signature de Donald Trump est « sans valeur ». De leur côté, les Gardiens de la Révolution ont averti que « les pays accueillant des forces militaires américaines » et ayant mis leur territoire à disposition « d'agresseurs et de criminels » devaient « se préparer à recevoir une réponse correspondante », les appelant à activer leurs unités de défense civile.

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Les infrastructures du Golfe visées

Les représailles iraniennes frappent de plein fouet les alliés de Washington. Au Koweït, la compagnie pétrolière nationale a fait état de plusieurs blessés et d'« importants dégâts matériels » après des attaques « brutales répétées » contre un site pétrolier, qui a été évacué. Une deuxième centrale électrique et de dessalement d'eau a également été touchée, provoquant un incendie et la mise à l'arrêt de plusieurs unités de production, au lendemain d'une attaque similaire contre une autre installation.

À Bahreïn, les défenses aériennes ont intercepté une nouvelle vague d'attaques, un journaliste à Manama ayant entendu plusieurs explosions après le déclenchement des sirènes, activées à quatre reprises depuis l'aube. Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe a condamné les attaques iraniennes contre les infrastructures civiles de Bahreïn, de Jordanie et du Koweït, les qualifiant de « crimes de guerre ».

De son côté, le Centcom a annoncé avoir frappé en Iran, lors de cette septième nuit consécutive, « des sites de surveillance, des infrastructures logistiques militaires, des dépôts souterrains d'armes et des moyens maritimes », sans mentionner les cibles civiles que lui reproche Téhéran.

Washington resserre ses liens régionaux

En marge des combats, les États-Unis consolident leurs partenariats. L'Irak a signé 48 accords, principalement pétroliers, avec des compagnies américaines lors de la visite de son Premier ministre Ali al-Zaidi. Arrivé au pouvoir avec l'appui de Donald Trump, ce dernier est sous pression pour désarmer les groupes armés irakiens pro-iraniens, accusés d'avoir mené des centaines d'attaques contre des infrastructures américaines depuis le début de la guerre.

Le président libanais Joseph Aoun a par ailleurs quitté Beyrouth pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump le 21 juillet, après des négociations entre le Liban et Israël achevées mercredi à Rome. Il s'entretiendra avec plusieurs responsables américains des moyens de consolider le cessez-le-feu dans le sud du Liban et du « retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe ».