Guerre au Moyen-Orient. L'armée américaine bombarde à nouveau l'Iran, à proximité du détroit d'Ormuz
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L’armée américaine bombarde à nouveau l’Iran, à proximité du détroit d’Ormuz
L'armée américaine a de nouveau visé le sud de l'Iran, ce mardi, au lendemain de la reprise des hostilités, après un mois plus calme au Moyen-Orient.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 18:55 | mis à jour aujourd’hui à 21:15
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Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé ce mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X. « Aujourd'hui à 12 heures (18 heures, heure de Paris), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran », a indiqué le Centcom, disant répondre « à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région ».
D'après la télévision d'État iranienne, plusieurs explosions ont été entendues dans le sud du pays, près du détroit d'Ormuz. Les déflagrations ont retenti près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, a indiqué la chaîne, précisant qu'« aucun dégât » n'avait été signalé jusqu’à présent dans la province.
Trump menace de bombarder « bien plus durement » si l'Iran réplique
De son côté, Donald Trump a promis de bombarder l'Iran « bien plus durement » si le pays réplique aux dernières frappes américaines, qu'il a qualifiées de « puissantes ». « Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
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Le prix du gaz européen bondit de plus de 6% mardi et touche un niveau plus vu depuis plus de trois ans en raison de la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.
Vers 21 heures, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, prenait 6,20 % à 74,14 euros le mégawattheure, au plus haut depuis janvier 2023.
Le président iranien propose de revenir à l'accord de juin
De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé mardi les États-Unis à respecter l'accord censé mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, mis en péril en raison de la « politique de pressions et de menaces » de Washington, au lendemain de la reprise des hostilités. « L'absence de garanties » permettant d'assurer le respect par les Américains du protocole d'accord de juin « ainsi qu'un retour à une politique de pressions et de menaces risquent de faire dérailler la voie diplomatique », a-t-il estimé. Celui-ci s'exprimait au cours d'un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghizstan, en Asie centrale, où se sont également rendus les présidents russe Vladimir Poutine, chinois Xi Jinping et turc Recep Tayyip Erdogan, membres de ce bloc eurasiatique voulant faire contrepoids à l'influence occidentale.
Massoud Pezeshkian a aussi promis que Téhéran renouerait immédiatement avec ses engagements pour mettre fin à la guerre si Washington revenait au protocole d'accord signé en juin. « Je déclare explicitement que si les Etats-Unis reviennent à leurs engagements au titre du protocole d'accord [...], la République islamique d'Iran prendra immédiatement des mesures réciproques », a-t-il affirmé. Mi-juin, ces deux pays avaient signé le protocole d'accord dit d'Islamabad pour mettre fin aux hostilités déclenchées fin février par des attaques américaines et israéliennes contre l’Iran dans lesquelles le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, avait péri. Mais il a rapidement volé en éclats début juillet avec la reprise des hostilités. Et, après un mois d'accalmie en août, les Etats-Unis ont frappé lundi le détroit d'Ormuz et l'Iran a visé en représailles des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis.
L'Iran appelle ses citoyens à réduire leur consommation d'essence
Un haut responsable iranien a appelé ses concitoyens à réduire leur consommation d'essence, alors que Téhéran est confronté à des difficultés d'importation du fait du blocus naval imposé par les États-Unis. « En tout état de cause, ce qui est clair, c'est que nous devons économiser l'essence dans notre consommation », a déclaré lors d'une allocution télévisée Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement qui a mené les négociations pour mettre fin à la guerre. « Si nous la consommons correctement, nous pouvons nous débrouiller avec la quantité d'essence que nous produisons. »