Guerre en Ukraine : déjà testés en conditions de combat réel… L’Ukraine développe des armes capables d’abattre les redoutables drones "Shahed-238" à réaction
L’Ukraine a testé avec succès des systèmes pour contrer les drones "Shahed" à propulsion par réaction, a annoncé Volodymyr Zelensky. Ces drones, plus rapides et discrets, compliquent la défense antiaérienne. Kyiv vise désormais une production de masse pour déployer ces solutions à grande échelle.
L’Ukraine a déjà testé en conditions de combat réel plusieurs systèmes conçus pour contrer les drones "Shahed" à propulsion par réaction. Les autorités visent désormais à les déployer à grande échelle en tant que capacité opérationnelle standard, a annoncé Volodymyr Zelensky samedi 19 septembre sur Telegram.
Le président ukrainien a indiqué que des spécialistes avaient déjà mis au point plusieurs solutions pour contrer ces drones, et que leur efficacité avait été démontrée.
Les concepteurs d’armes, les fabricants, les ingénieurs et les experts ukrainiens travaillent sans relâche pour créer de tels systèmes, a-t-il souligné.
"Il existe déjà plusieurs dispositifs ayant prouvé leur efficacité lors de leur utilisation réelle et ayant permis d’abattre des 'Shahed' à réaction", a insisté Zelensky.
Désormais, selon lui, la priorité consiste à assurer le déploiement systématique de ces systèmes, à garantir leur efficacité constante dans l’interception des drones et à atteindre le niveau de production de masse nécessaire.
Plus rapides et plus discrets
Les drones Shahed à propulsion par réaction sont une évolution à grande vitesse des drones d’attaque suicide iraniens de la famille Shahed.
Les versions classiques, comme le célèbre Shahed-136, sont équipées de moteurs à hélice traditionnels. Bien qu’économiques, ils sont très lents (environ 185 km/h) et font un bruit très reconnaissable, permettant aux forces de défense antiaérienne de les repérer facilement et de les abattre à bas coût avec des mitrailleuses lourdes, des canons antiaériens mobiles ou des drones intercepteurs.
La Russie a commencé à employer des versions modernisées équipées de turboréacteurs, ce qui a radicalement modifié les performances et donné un avantage sur le terrain aux forces de Moscou.
En effet, ces modèles – principalement le Shahed-238, (appelé Geran-3 par la Russie) – peuvent atteindre des vitesses de 500 à 700 km/h, ce qui réduit drastiquement le temps de réaction de la défense antiaérienne adverse. Ils font également moins de bruit et sont plus difficiles à détecter visuellement.
Pour contrer cette hausse de vitesse sans gaspiller de coûteux missiles antiaériens, l’Ukraine a développé ses propres drones intercepteurs, légers et rapides. L’enjeu pour Kyiv ne repose donc plus seulement sur la validation technique, mais sur l’échelle industrielle : produire ces drones intercepteurs en très grandes quantités.