Trump s’énerve, l’Europe fait bloc autour de Zelensky et Poutine se veut conquérant
H.M. avec AFP
Publié le 16/10/2026 à 19h40 • Mis à jour le 16/10/2026 à 19h40
L'essentiel
- La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le 24 février 2022. Tous les soirs, 20 Minutes vous propose son récap du conflit russo-ukrainien.
- Une déclaration marquante, un chiffre clef… Voici les informations essentielles pour mieux comprendre cette guerre.
- Ce vendredi 16 octobre 2026, au 1.696e jour du conflit, Donald Trump a encore torpillé Volodymyr Zelensky, qui est allé chercher du réconfort auprès de ses alliés européens.
Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce vendredi 16 octobre 2026, au 1.696e jour du conflit.
Le fait du jour
« Nous ne lâcherons pas l’Ukraine », le rôle des Européens « c’est de tenir la ligne » face aux « ambiguïtés », a martelé depuis Bruxelles Emmanuel Macron qui, comme les autres alliés européens de Kiev, a tenté de rassurer Volodymyr Zelensky, lâché par les Américains. « Ce n’est pas le moment de retirer notre soutien à l’Ukraine. Ce n’est pas le moment d’alléger les sanctions contre la Russie », a expliqué de son côté le président du Conseil européen António Costa, faisant allusion à l’accord passé par Donald Trump avec Vladimir Poutine.
Mais pour tenir cette promesse, l’Union européenne devra mettre la main à la poche. Le président ukrainien leur demande une rallonge de « 70 milliards » pour 2027. « C’est un montant réaliste. Et je vous demande de trouver ce soutien. Il nous aidera à contenir la Russie », a-t-il insisté lors de son discours.
La déclaration du jour
« Je pense qu'il est plus difficile de travailler avec Zelensky qu'avec Poutine »
En pleine nuit pour nous, le président américain s’en est, de nouveau, pris à son homologue ukrainien. Donald Trump a jugé que la reprise du bombardement des raffineries russes par l’Ukraine était une « honte ». « Tout ce que fait » Volodymyr Zelensky, « c’est de faire grimper les prix mondiaux du pétrole », a ajouté le président américain.
En réponse, et sans attaquer frontalement le milliardaire, Volodymyr Zelensky a juste fait remarquer depuis Bruxelles que son pays avait été frappé par un millier de drones jeudi. « 1.000 ! Mais la partie américaine affirme qu’il est difficile de parler avec Zelensky, qu’il est moins difficile de gérer Poutine, allons bon ! »…
Le chiffre du jour
10 %. C’est, selon Vladimir Poutine, la portion de la région ukrainienne de Donetsk qu’il reste aux Russes à conquérir dans le Donbass. « Dans l’ensemble, je constate que la dynamique des actions de nos groupements de force est positive », a déclaré le président russe lors de la visite d’un centre de commandement militaire, selon des images diffusées par le Kremlin. Pour le président ukrainien, il s’agit de « libérer la République populaire de Donetsk ».
Pour rappel, Moscou a conditionné tout hypothétique accord de paix à un retrait des troupes ukrainiennes de ce territoire, ce que Kiev refuse, estimant qu’il équivaudrait à une capitulation et rendrait le pays vulnérable de nouvelles attaques russes.
La tendance
Même depuis son lit d’hôpital, le pape reste actif sur le front diplomatique. Léon XIV a eu Vladimir Poutine au téléphone ce vendredi. IL lui a demandé un cessez-le-feu à Olechky, ville ukrainienne de la région de Kherson (sud), prise en étau entre les deux armées sur les rives du Dniepr.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Vladimir Poutine a fourni « une explication détaillée sur la responsabilité du régime de Kiev dans la difficile situation humanitaire » qui règne dans la région, ne manque pas d’indiquer le Kremlin. « Il a été convenu que les deux parties coordonneraient leurs efforts » quant à « créer des conditions garantissant la sécurité de la population de la ville et faciliter l’acheminement des fournitures essentielles », dit la présidence russe.
Vladimir Poutine n’a pas omis d’exprimer « ses vœux sincères pour la santé du pape et son prompt rétablissement ».