Haut-Rhin. Un détenu blesse cinq surveillants à Mulhouse : trois ans de prison

Haut-Rhin. Un détenu blesse cinq surveillants à Mulhouse : trois ans de prison

Trois ans de prison ferme ont été prononcés ce mercredi à l'encontre d'un détenu de 28 ans, poursuivi pour des violences à l'encontre de cinq surveillants du centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach. 

La rédaction avec AFP -

Hier à 21:35 | mis à jour hier à 21:46

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Le centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach en avril 2021. Photo Sipa/Catherine Kohler
Le centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach en avril 2021. Photo Sipa/Catherine Kohler

Trois ans de prison ferme ont été prononcés ce mercredi à l'encontre d'un détenu de 28 ans, poursuivi pour des violences à l'encontre de cinq surveillants du centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach (Haut-Rhin) en mai, dont deux ont été gravement blessés, rapportent notamment nos confrères de L'Alsace. La peine prononcée par le tribunal correctionnel de Mulhouse est conforme aux réquisitions du procureur, Thomas Jacob, qui avait expliqué ses réquisitions par « la gravité des faits, [le] nombre et la qualité des victimes » ainsi que par le « positionnement » du mis en cause à l'audience, qui s'est peu exprimé. Le 30 mai, le prévenu, considéré comme dangereux, est placé en cellule individuelle dans le quartier disciplinaire de la prison.

Ce jour-là, à l'heure de la distribution des repas du midi, un agent lui demande de se lever, tandis qu'il était sous sa couverture. Il ne bouge pas. Quatre membres du personnel entrent alors dans la cellule, comme le veut la procédure. Le détenu bondit sur eux, ce qui déclenche l'intervention de l'équipe locale de sécurité. Sept personnes étaient nécessaires pour parvenir à maîtriser le détenu, et cinq d'entre elles ont été blessées, dont deux grièvement. L'une d'elles, toujours en arrêt de travail, a dû être opérée des parties intimes. Il s'agissait d'une « agression gratuite, d'une rare violence » et « traumatisante », a souligné l'avocat de l'administration pénitentiaire et des agents, Me David Donat. À l'audience, le mis en cause n'a pas exprimé de regrets.

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Son casier judiciaire comporte 12 mentions, notamment pour des menaces de mort sur des personnes dépositaires de l'autorité publique. Après avoir été incarcéré dans plusieurs établissements, il est retourné mercredi soir à la maison d'arrêt de Nancy-Maxéville où il avait été transféré. Il devait initialement sortir de prison en juillet 2027.

>> Lire l'article de L'Alsace.