#IAmJaneDoe : mobilisation d’internautes pour protéger l’anonymat de la victime présumée d’un viol à l’université Cornell aux Etats-Unis - RTBF Actus

#IAmJaneDoe : mobilisation d’internautes pour protéger l’anonymat de la victime présumée d’un viol à l’université Cornell aux Etats-Unis - RTBF Actus

"#IAmJaneDoe".

En dessous de post, en légende de photo ou encore scandés dans des vidéos : ces mots reviennent sur Instagram, Tiktok ou encore X. Avec ce hashtag, des internautes américains, souvent des femmes, souhaitent protéger l’anonymat de la victime présumée d’un viol collectif qui serait survenu, en 2024, à l’université Cornell dans la ville d’Ithaca située dans l’État de New-York.

Pour rappel, cette victime a déposé plainte anonymement contre sept membres de la fraternité Chi Phi, présente à l’époque sur le campus de l’université Cornell. La jeune femme, âgée de 20 ans en 2024, les accuse de l’avoir droguée avant de la violer. Elle dénonce également l’inaction de la direction de l’université après une première révélation à l’époque.

Ne souhaitant pas révéler sa véritable identité, dans sa plainte, elle a utilisé le pseudonyme "Jane Doe".

Un anonymat menacé

Mais depuis, certains souhaiteraient voir cet anonymat levé.

C’est le cas du commentateur politique américain Michael Tracey qui se justifie, en expliquant vouloir "évaluer la véracité" des dires de la plaignante ainsi que "ceux de ses avocats". Michaël Tracey évoque également le fait que les identités des sept membres de la fraternité visés par la plainte de Jane Doe sont, elles, connues.

Une tentative de révéler l’identité de la victime présumée contrecarrée par des milliers d’internautes américains, qui tente de brouiller les pistes en affirmant collectivement être Jane Doe.

Un nouveau #metoo sur les campus américains ?

En plus d’apporter du soutien à la victime présumée dans cette affaire, ce mouvement #IAmJaneDoe est aussi l’occasion pour certains internautes de révéler leur expérience de violences sexuelles.

Certaines personnes affirment notamment avoir été victimes de viol ou d’agression sexuelle sur des campus d’universités américaines, et dénoncent des cas qui ne sont pas isolés selon eux.

Pour d’autres, ce mouvement en ligne est aussi l’occasion de rappeler que la honte doit changer de camps et ne plus peser sur les victimes, mais sur les auteurs présumés des faits.

Cette vague de soutien est comparée par certains médias américains au mouvement #metoo survenu en 2017, lorsque des millions de femmes ont raconté sur les réseaux sociaux les agressions ou le harcèlement qu’elles avaient subis, après les révélations visant le producteur hollywoodien Harvey Weinstein.