Il boit 4 litres de bières par jour et frappe son ex-compagne: "J'ai des problèmes avec l'alcool"'

Il boit 4 litres de bières par jour et frappe son ex-compagne: "J'ai des problèmes avec l'alcool"'

À 44 ans, cet amaytois a connu de sacrés déboires avec la justice. S'il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Huy ce mercredi 14 octobre 2026, c'est pour répondre de trois scènes de violence perpétrées à l'encontre de son ancienne compagne.

Les premiers faits remontent au 1er avril 2025. Alors qu'il était chez son ex-femme pour faire du jardinage, il s'énerve et s'emporte violemment envers elle. Le prévenu reconnaît avoir étranglé la victime et déclare aussi lui avoir porté un coup de poing au niveau de la joue.

En 2026, rebelote, et à deux reprises cette fois. Encore en visite chez son ancienne compagne, il se serait à nouveau énervé plus que de raison. Le quarantenaire aurait donné une gifle à la victime avant de la tirer par les cheveux. Le père de la dame, présent également ce jour-là et âgé de 90 ans, aurait également été attaqué par le prévenu au niveau du bras. De rage, l'Amaytois aurait aussi donné un coup de pied dans la porte d'entrée de la maison.

La dernière scène de violence a mené à l'arrestation du prévenu. En 2026, encore, il s'emporte sur la victime. Cette fois-ci il déclare l'avoir simplement bousculée, avant de lui mettre "une pêche" et de partir.

Lors de chaque scène de coups pour lesquelles il comparaissait devant le tribunal, l'homme semblait être sous l'emprise de l'alcool. Et pour cause, les résultats de sa prise de sang effectuée dans le cadre de l'enquête sont "catastrophiques", selon son avocat. "J'ai des problèmes d'alcool, confesse le prévenu. Je bois entre six et huit bières de 50 centilitres par jour. De temps en temps, je fume aussi du cannabis."

La substitute du procureur du roi a insisté sur la violence des faits reprochés au prévenu. Après l'une des scènes dont il est question dans cette affaire, la victime s'est retrouvée sur la touche avec une incapacité de travail de treize jours. Elle a requis une peine de huit mois d'emprisonnement sans s'opposer à des conditions visant la consommation d'alcool du quarantenaire.

L'avocat du prévenu, de son côté, a tenu à rappeler que toute violence est intolérable et ne se minimise pas. Selon lui, il faut trouver une peine qui permettra d'empêcher une récidive. C'est la raison pour laquelle il a demandé qu'un sursis probatoire soit accordé à son client, assorti de conditions liées à l'alcool. À titre subsidiaire, une peine de surveillance électronique a été demandée.

Jugement le 28 octobre.

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