Il doit encore purger trois matchs de suspension… quarante ans plus tard
Antoine Clérat Publié le 07/09/2026 07h39

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Expulsé lors d'une rencontre devenue incontrôlable, un ancien footballeur avait reçu une sanction historique qu'il n'a jamais totalement effectuée.
L’histoire paraît presque irréelle. Près de quarante ans après une soirée européenne complètement folle, l’ex footballeur français Éric Bellus affirme qu’il lui reste encore trois matchs de suspension à purger. L’ancien joueur de Saint-Étienne et Toulouse avait écopé d’une sanction record après avoir perdu ses nerfs contre le Spartak Moscou, lors d’un match de Coupe de l’UEFA disputé en novembre 1986. Une dette sportive interminable.
Une soirée européenne devenue incontrôlable
Toulouse avait remporté le match aller 3-1 et ouvert le score dès la sixième minute au retour. Mais les Français avaient ensuite encaissé quatre buts. À dix minutes de la fin, Bellus avait voulu jouer rapidement un coup franc lorsque Vagiz Khidiatulline s’était agenouillé devant lui en lui tenant les jambes. Le Toulousain l’avait repoussé et reçu un second avertissement. La tension était maximale.
La scène avait alors totalement dégénéré. Escorté vers la sortie par trois hommes décrits comme des « molosses », Bellus avait envoyé une gifle à l’un d’eux. Toulouse avait finalement encaissé un cinquième but et quitté la compétition. Le joueur, lui, avait été suspendu sept rencontres, une sanction qu’il présente encore aujourd’hui comme un record dans l’histoire des Coupes d’Europe.
Une sanction jamais entièrement purgée
Dans les colonnes de L’Équipe, Éric Bellus raconte n’avoir purgé que quatre de ces sept matchs. Sa carrière s’étant poursuivie loin des compétitions européennes, les trois derniers n’ont jamais été effectués.
L’ancien ailier en plaisante désormais, affirmant qu’ils le seront « dans une autre vie ». Quatre décennies plus tard, le dossier n’a toujours pas été refermé. Dossier toujours ouvert.