Il l'attache avec des menottes, la bâillonne et la viole avant de perdre les clés des menottes

Il l'attache avec des menottes, la bâillonne et la viole avant de perdre les clés des menottes

Un habitant de Waremme âgé de 56 ans a écopé de 3 ans dont un an de prison ferme et deux ans de prison avec sursis probatoire pour avoir violé une dame âgée de 45 ans le 7 janvier 2023.

La victime a expliqué qu'elle avait été agressée, menottée et avait subi d'un viol après avoir consommé de la cocaïne avec une connaissance.

Quelques minutes plus tôt, les policiers avaient été envoyés avenue Reine Astrid à Waremme suite à l'appel d'un cordonnier indiquant qu'un homme et une femme s'étaient présentés pour faire enlever des menottes.

Face au refus du cordonnier, l'homme s'était montré menaçant avant de quitter les lieux.

Elle avait passé la nuit chez cet homme à Bleret. Après consommation de cocaïne, celui-ci l'a menottée, déshabillée et agressée sexuellement, notamment en la contraignant à des actes sexuels, en la bâillonnant et en lui infligeant des violences.

Le lendemain, ils se sont rendus chez un cordonnier puis dans un magasin de bricolage, où l'homme a coupé la chaîne des menottes avec une pince. L'agresseur l'a ensuite déposée près de son domicile.

L'analyse des images de vidéosurveillance du magasin montre l'homme et la victime entrer ensemble. Cette dernière était toujours menottée dans le dos.

Elle se comportait mal

Le prévenu a nié formellement avoir porté des gifles et a déclaré ne pas se souvenir de tels faits. Il explique qu'après avoir consommé des stupéfiants, la dame se trouvait dans un état de grande agitation et se grattait l'oreille de manière excessive, au point de se blesser.

Afin de l'en empêcher, il lui aurait placé des menottes dans le dos. Il reconnaît s'être énervé et l'avoir contrainte à se mettre à genoux, affirmant avoir voulu lui faire comprendre qu'elle se comportait mal.

Il affirme que la dame lui avait déjà confié des complexes au sujet de son anatomie intime et il lui aurait alors demandé si ses propos étaient exacts. Il aurait écarté ses jambes afin de vérifier visuellement, sans observer de résistance de sa part.

Il précise qu'elle était toujours attachée mais ne se débattait pas. Il ajoute que, percevant une atmosphère plus détendue, il lui aurait ensuite demandé de se montrer de nouveau, ce qu'elle aurait fait d'elle-même, avant qu'il n'entame des gestes de caresse et introduise successivement un puis deux doigts, indiquant avoir constaté un état d'excitation.

Il explique qu'elle lui aurait demandé une nouvelle dose de cocaïne et se trouvait dans un état de surexcitation lié à la consommation.

Elle aurait crié, et afin de pouvoir préparer sa dose dans le calme, il lui aurait placé des morceaux d'essuie-tout dans la bouche, qu'il aurait retirés une fois la préparation terminée. Il insiste sur le fait qu'il n'avait pas l'intention de la blesser ou de la maltraiter.

L'analyse de son GSM a permis d'y trouver des images de la dame nue et menottée ainsi que des photos de son entrejambe.

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