"Il s'est même moqué de mon bureau" : Charlie Cresswell a failli ne jamais signer au TFC à cause des équipements vétustes du club
l'essentiel Le chantier du centre de performance du TFC devrait se terminer avant la fin de l'année. La fin d'un long feuilleton commencé en 2022 et le début d'une nouvelle ère pour Toulouse qui disposait jusqu'ici d'installations "obsolètes", indignes d'un club de Ligue 1. Et cela a même failli faire capoter l'arrivée de l'un des meilleurs joueurs de ces dernières saisons.
Le TFC voit enfin le bout. Son centre de performance, annoncé en grande pompe en 2022 par Damien Comolli et dont la première pierre a été posée en janvier 2024, devrait enfin se terminer à la fin de l'année 2026 - après une interruption de chantier de près d'un an entre septembre 2024 et l'été 2025, la faute à une baisse drastique du budget après la crise des droits TV. Si tout se passe bien, les Violets pourront prendre leurs quartiers dans leur nouveau centre de performance situé sur l'île du Ramier au début de l'année 2027, à la place de l'ancien restaurant universitaire Daniel Faucher.
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Olivier Cloarec, le président du club, s'est réjoui de cette nouvelle : "Ça va changer beaucoup de choses parce qu'aujourd'hui, on est dans des infrastructures qui sont très obsolètes. [...] Et on en parlait régulièrement avec Viktor (Bezhani, directeur sportif). C'est sûr qu'à l'avenir, pour recruter des joueurs, ce sera un atout supplémentaire." Il faut dire que les "infrastructures du TFC" - un préfabriqué datant du siècle dernier hébergeant une petite salle de muscu / salle de massage et des bungalows de chantier servant de bureaux au staff et membres de la section sportive - étaient indignes d'un club de Ligue 1.
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Avec l'arrivée de cet "outil" flambant neuf, attirer des joueurs au TFC devrait être en effet plus simple pour la cellule de recrutement. D'ailleurs, des joueurs ont-ils déjà refusé de signer à Toulouse à cause de ces infrastructures hors d'âge ? La Dépêche a profité de la conférence de presse tenue mardi 8 septembre par les deux patrons du club violet pour poser la question.
"On évite de les faire venir"
Et la réponse d'Olivier Cloarec a de quoi faire sourire : "En fait, pour vous parler franchement, on évite de les faire venir [voir les installations]. C'était tout sauf un atout. Je ne parle pas du Stadium parce que, pour le coup, avec l'ambiance qu'il y a et les 25 000 spectateurs de moyenne, il y a quand même des points positifs. Mais c'est sûr que les infrastructures, pour les joueurs pros qui s'entraînent au quotidien, forcément, c'était un inconvénient majeur."
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Mais un joueur a tout de même tenu à voir par lui-même ce qui l'attendait s'il venait à signer au TFC. Nous sommes en juillet 2024, le mercato estival bat son plein et le TFC est en quête d'un défenseur central de haut niveau pour pallier le départ de Logan Costa. La suite, c'est Viktor Bezhani, à l'époque directeur du recrutement, qui le raconte.
"Nous étions en négociations avec Charlie Cresswell, qui arrivait de Leeds. C’était un club très bien structuré que ce soit pour le centre de formation ou les pros. Et lorsqu'il est venu visiter, il a eu de très gros doutes à propos de nos installations d’entraînement, notre salle de musculation, etc., raconte l'Albanais, dans un sourire mi-amusé, mi-embarrassé. Il m’avait même chambré sur mon bureau en me disant : 'Vous avez travaillé à Leicester, comment pouvez-vous avoir un bureau comme ça ?'".
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Cresswell (qui a rejoint Rennes cet été en prêt avec option d'achat) avait donc pendant quelques jours hésité à rejoindre le club toulousain. "Mais il a ensuite compris quelle dimension allait prendre Toulouse, reprend Bezhani. Pour lui, c'était évident quand il est arrivé qu'il voulait que toutes les installations soient à la hauteur d'un très grand club. Et c'est ce que va nous permettre de faire ce centre de performance." L'Anglais a finalement pris la bonne décision, son explosion avec le TFC en est la preuve.