« Il y a un sujet de confiance » : la fréquentation des centres de loisirs parisiens chute de 13 %

« Il y a un sujet de confiance » : la fréquentation des centres de loisirs parisiens chute de 13 %
« Il y a un sujet de confiance » : la fréquentation des centres de loisirs parisiens chute de 13 %

« Il y a un sujet de confiance » : la fréquentation des centres de loisirs parisiens chute de 13 %

© Syspeo/SIPA / Syspeo/SIPA

Depuis le début de l’année, 132 animateurs parisiens ont été suspendus, dont 52 pour des soupçons de violences sexuelles ou sexistes. Cet été, les centres de loisirs de la capitale ont accueilli environ 13 % d’enfants de moins qu’en 2025. La mairie reconnaît un problème de confiance, tout en soulignant que la démographie et le calendrier ont aussi pesé sur cette baisse.

La fréquentation des centres de loisirs des écoles parisiennes a baissé d’environ 13 % cet été par rapport l’été 2025, signe selon le maire Emmanuel Grégoire qu'« il y a un sujet de confiance » des parents lié au scandale des violences sexuelles dans le périscolaire.

Ces chiffres « ne peuvent pas présager de la tendance des inscriptions dans le périscolaire à la rentrée pour l’année 2026-2027, ouvertes jusqu’au 21 septembre », a précisé ce mardi 1er septembre la Ville de Paris, ajoutant que « l’année 2025 était une année de fréquentation très haute ».

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La baisse estivale enregistrée « est importante mais elle est aussi corrélée à la baisse de la démographie et à des effets de ponts », a déclaré le maire socialiste de Paris lors d’un déplacement dans une école primaire du Xe arrondissement (est). Le 14 juillet, jour férié qui tombait un mardi, a ainsi « fortement impacté » la fréquentation des centres de loisirs le lundi 13 juillet, avec une baisse de 6 000 enfants pris en charge par rapport au même jour l’an dernier, a détaillé la Ville.

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« Espaces sensibles »

« Ça n’est pas un effondrement mais il ne faut pas se voiler la face, c’est le signal qu’il y a un sujet de confiance qu’il faut rétablir » auprès des parents, a commenté l’édile socialiste, qui a mis en place un plan d’action à 20 millions d’euros pour le périscolaire.

Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour suspicions de violences sexuelles ou sexistes. « Il y a une crise d’image évidente du périscolaire mais je crois que les parents peuvent voir qu’on a mis des moyens considérables et qu’on a aujourd’hui un niveau de sécurité, de prévention et de formation extrêmement exigeant, même s’il reste beaucoup à faire », a ajouté Emmanuel Grégoire.

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Le maire inaugurera la semaine prochaine l’école du périscolaire pour les animateurs. Il a également annoncé la contractualisation de 2 000 animateurs sur trois ans afin de « stabiliser » les équipes périscolaires, le recrutement de 35 éducateurs dans les écoles, en priorité maternelles, et de 15 agents chargés d’effectuer des contrôles.

Un plan d’investissement de 10 millions d’euros est par ailleurs engagé pour sécuriser les « espaces sensibles », comme les toilettes ou les coins de lecture isolés.

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