Ils construisent un grand pôle médical à 15 millions d'euros... pour rien : faute d'autorisation, le bâtiment et ses salles d'imagerie ne peuvent pas ouvrir
l'essentiel Un immense bâtiment est sorti de terre sur la rive droite bordelaise, il devait accueillir l'un des plus grands pôles médicaux de la région. Problème, faute d'autorisation pour l'installation du matériel d'imagerie médicale, le centre n'ouvrira jamais ses portes au public.
Les Bordelais ont suivi toutes les étapes de la construction du bâtiment, avenue Thiers, sur la rive droite de la préfecture de Gironde. Certains espéraient pouvoir, grâce à ce futur grand centre d'imagerie médicale, obtenir des rendez-vous plus rapidement... Il n'en sera rien. L'immense bâtiment blanc est sorti de terre, a été meublé et équipé, mais l'ARS lui a refusé la précieuse autorisation lui permettant d'y installer des scanners et autres IRM.
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Sud Ouest livre le récit de cet incroyable fiasco, à 15 millions d'euros, pourtant vendu par ses promoteurs comme "l’un des plus grands et des plus innovants pôles médicaux de la région".
Les chiffres du projet sont impressionnants : 2 800 m², 150 000 patients annuels attendus, près de 30 praticiens, le tout pour près de 15 millions d'euros. Différents spécialistes devaient y proposer leurs services, 365 jours par an, aidés de scanners et IRM de pointe.
"Pas de nouvelle implantation dans le département"
Le chantier est lancé en 2019, et en 2025, le centre est livré. Il lui manque seulement l'autorisation d'y installer le matériel d'imagerie médicale, délivrée par l'Agence régionale de santé (ARS). Elle n'arrivera jamais. Comme l'expliquent nos confrères de Sud Ouest, le Schéma régional de santé ne permet pas de nouvelle implantation dans le département.
Bordeaux : un pôle médical à 15 millions d'euros construit... pour rien !
L’un des plus grands pôles médicaux de France, pouvant accueillir 30 médecins, n’a jamais ouvert. Le bâtiment, édifié à Bordeaux, a coûté 15 millions d’euros mais il lui manquait une autorisation.L'Agence… pic.twitter.com/P9Ab4I1pao
— NovaLoquor (@NovaLoquor) October 1, 2026
TF1 a consacré un sujet de son JT de 20 heures à ce fiasco immobilier. Leurs équipes ont parlé de cette problématique à un radiologue du secteur. Pour lui, "trop de territoires ruraux restent délaissés". Cette décision de l'ARS n'a donc rien de surprenant. "Ça profitera à tout le monde", a-t-il ajouté, auprès de nos confrères. Même son de cloche dans les colonnes de Sud Ouest, où, sous couvert d'anonymat, un radiologue a affirmé que le projet était "voué à l'échec".
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Il reste désormais aux promoteurs la charge de trouver des occupants pour ce bâtiment, semblable à un "paquebot abandonné", selon les termes de Gilles Bouleau, sur TF1.