Incendie dans les Fagnes : la Commune de Waimes introduit une action en justice pour défendre ses intérêts
Le 29 septembre 2026, soit un mois et demi après le pire incendie de Belgique dans une partie des Hautes Fagnes, la Commune de Waimes a décidé d'intenter une action en justice. Cette dernière a été votée à l'unanimité lors du conseil communal afin de "défendre les intérêts de la commune et de veiller à la remise en état de son territoire".
Waimes suit donc le pas initié par la Commune de Baelen, qui s'est constituée partie civile contre X dans le cadre de l'enquête judiciaire à la fin du mois d'août. Le conseil de la zone de secours Vesdre-Hoëgne & Plateau envisage également de se constituer partie civile contre X, mais plutôt à titre symbolique.

Du bois à exploiter en urgence
Stany Noël (Volonté Commune), président du CPAS et également en charge de la Nature et des Forêts, recense les dégâts engendrés par les flammes.
La surface sinistrée représente 304 hectares de forêt, soit 26,25 % des 1 158 hectares de forêts communales. Les dégâts concernent des plantations aux caractéristiques diverses telles que des boulaies et chênaies-boulaies, des peuplements feuillus productifs (bois de chauffage) ou encore des peuplements résineux sur sols tourbeux. Certaines d'entre elles pourront bénéficier d'une subvention par la Région wallonne ou l'Europe pour leurs régénérations.
Les récents événements impliquent que 29800m³ de bois sont à exploiter en urgence. "Cela représente une valeur monétaire estimée à 2 035 000 €", indique-t-il. Une attention d'autant plus particulière est accordée aux épicéas dont les racines ont pu être fragilisées par la chaleur ou les flammes. Les menaces actuelles sont un dépérissement rapide des arbres, les risques de chute ou encore la présence de scolytes.
Une facture de plus de 4 millions d'euros
Et la facture ne s'arrête pas cela. Selon les estimations transmises par le conseiller communal, les frais dépasseraient déjà 4,3 millions d'euros, sans compter certains coûts encore à déterminer, notamment la réfection des chemins forestiers. Ce calcul inclut : les coupes de bois prématurées, la fragilisation des peuplements résiduels, la replantation des parcelles à charge communale, les protections des plants et des clôtures et enfin la valorisation des plantations, régénérations et travaux de restauration non productifs détruits. Le désastre, en plus d'être écologique, est aussi d'ordre financier.
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