Íñigo vit dans un camion de fleurs aménagé d'une valeur de 35 000 euros : "Ma facture de gaz est d'environ 3 euros par mois. J'utilise une grande bonbonne que je peux remplir dans les stations-service et qui peut durer 2 mois"

Íñigo vit dans un camion de fleurs aménagé d'une valeur de 35 000 euros : "Ma facture de gaz est d'environ 3 euros par mois. J'utilise une grande bonbonne que je peux remplir dans les stations-service et qui peut durer 2 mois"

Depuis sept ans, Íñigo vit à bord de son camping-car et sillonne les routes au gré de ses envies. Loin d’être une nécessité, c’est avant tout un choix de vie délibéré, l’aboutissement d’un rêve. Il raconte son histoire à travers un reportage publié sur la chaîne YouTube @DiegoRevueltaTV. (Voir la vidéo ci-dessous)

Ne vous y méprenez pas, si Íñigo a troqué son mode de vie traditionnel pour celui à bord d’un camion aménagé, ce n’est pas parce qu’il ne pouvait pas payer son loyer ou les dépenses du quotidien, même s’il le reconnaît, cela reste un avantage non négligeable. L’argent n’est donc pas la principale raison de ce changement de vie. Ce que cherche avant tout cet homme espagnol originaire de Saint-Sébastien, c’est de retrouver une certaine liberté.

Íñigo mène une vie nomade à bord d'un ancien camion de fleurs entièrement aménagé

Ce travailleur nomade a ainsi réussi à trouver le mode de vie dont il rêvait depuis toujours, comme il le confie : "J’ai réussi à réaliser mon rêve : gagner ma vie tout en parcourant le monde dans un camping-car". Pourtant, Íñigo n’a pas toujours vécu ainsi. Il y a sept ans de cela, l’homme menait une vie bien plus classique, avec un appartement à louer et des factures à payer, comme des millions de personnes.

Mais finalement, ce mode de vie bien rangé ne lui correspondait pas, lui qui est passionné de voyage. Il décide donc d’acheter un camion et de l’aménager en petite maison sur roues. Pour ce faire, il réussit à dénicher un ancien camion de fleurs. Coût total de l’opération entre l’achat et l’aménagement du véhicule : 35 000 euros. Et cerise sur le gâteau, ayant autrefois servi à transporter des fleurs, le véhicule bénéficie d’une excellente isolation. Un détail qui a toute son importance lorsqu’Íñigo doit faire face au changement de température au fil de ses voyages.

Íñigo ne paie que 3 euros de gaz par mois en vivant dans un camion

Il explique sur sa chaîne : "Avant, ce camion transportait des fleurs à Murcie, et heureusement, bien sûr, il est isolé pour que les fleurs ne se fanent pas à l’intérieur, ce qui me permet également de vivre à des températures plus clémentes". Íñigo a donc pris soin d’aménager son camion selon son goût. Et il n’a pas lésiné sur le confort. Il possède une cuisine équipée digne de celle d’une maison classique, avec des plaques de cuisson, un four et un évier de taille standard.

D’ailleurs, pour cuisiner, l’homme utilise le gaz. Cette installation lui permet de faire de belles économies, à tel point que sa "facture de gaz s’élève à environ 3 euros par mois", une somme dérisoire, comme il le partage. Son secret ? "J'utilise une grande bouteille que je recharge dans les stations-service et qui peut durer deux mois.", poursuit-il. À cela s’ajoutent les frais d’internet (environ 10 euros par mois) et les frais de carburant qui représentent en moyenne 200 euros par mois.

Íñigo achète un ancien camion de leur et l'aménage entièrement. © DR

Íñigo achète un ancien camion de fleurs et l'aménage entièrement.

Il vit dans son camion depuis 7 ans et ne paie plus aucun loyer

Pour aller encore plus loin et réduire davantage ses dépenses du quotidien, Íñigo a installé dans son camion des toilettes sèches. Il explique : "Après être allé à la selle, il suffit en fin de compte de verser de la terre à l’intérieur". Mais vivre dans un camion ne signifie pas pour autant mettre sa vie professionnelle de côté. Au contraire. L’homme est à l’origine de Camperizando, une plateforme espagnole qui met en relation les personnes souhaitant aménager leur véhicule en camping-car avec des ateliers spécialisés.

Lorsque Diego Revuelta lui demande de résumer ce que ce mode de vie, finalement, lui apporte, Íñigo répond sans la moindre hésitation :  "La liberté, je crois que c’est ça la grande définition". Il le reconnaît d’ailleurs lui-même, un retour à une vie plus traditionnelle risque d’être bien difficile : "Le jour où j’en aurai marre et où je devrai payer un loyer, ça va me faire mal, parce que même si j’en ai les moyens, bon sang, ça fait quand même 7 ans que je ne paie pas de loyer".