Insultes racistes de policiers municipaux : "Des propos à vomir", dénonce le maire de Carcassonne Christophe Barthès - ICI
Publié le mercredi 9 septembre 2026 à 15h25 Mis à jour le mercredi 9 septembre 2026 à 19h55
Christophe Barthès, le maire RN de Carcassonne, tenait une conférence de presse ce mercredi 9 septembre après la publication d'une vidéo dans laquelle des policiers municipaux tiennent des propos racistes. Il parle de propos "à vomir" et assure que tous les protagonistes ont été suspendus.
Il ne s'était exprimé que par communiqué, il a finalement décidé de s'exprimer face aux journalistes ce mercredi, mais sans répondre à leurs questions. Christophe Barthès, le maire RN de Carcassonne tenait une conférence de presse, pour évoquer une vidéo qui fait polémique. On y entend des policiers municipaux, notamment un brigadier-chef, membre du RN (et depuis exclu), tenir des propos racistes, sexistes et complotistes.
"Ce sont des propos à vomir, inexcusables, qui ne ressemblent à rien de nos valeurs", déclare Christophe Barthès, qui les condamne "avec la plus grande fermeté". Et il ajoute : "Tous les protagonistes sont suspendus et sanctionnés".
Une affaire mise sous le tapis ?
Rapidement, Christophe Barthès pointe l'ancienne municipalité. "Cette vidéo remonte à huit mois, nous n'étions pas aux responsabilités. L'ancienne équipe municipale a volontairement mis sous le tapis cette affaire", affirme le maire RN de Carcassonne. Il attaque sur le plan politique, en affirmant que c'est la presse "d'extrême gauche qui sort cette affaire", (le journal Midi Libre, qui a publié la vidéo, est détenu par Jean-Michel Baylet, membre du Parti radical de gauche) et souligne que l'ancien maire "était soutenu par Gabriel Attal et le parti socialiste."
L'élu précise que le policier mis en cause et qui s'est mis en arrêt maladie après la découverte de la vidéo l'année dernière "a repris son travail (..) le 16 mars 2026". Des sanctions seront prises à l'encontre de ce policier, assure-t-il.
Il indique également que les conclusions de l'enquête administrative transmises le 19 mai n'ont "pas permis d'établir avec certitude l'identité de chaque personne" et cette enquête conseillait "d'entamer une démarche de remise à plat du service assorti de formation plutôt que des procédures individuelles avec des fondements juridiques incertains".
Un contrôle par l'inspection générale de l'administration
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé en fin de journée ce mercredi qu'il allait "faire procéder à un contrôle de la police municipale de Carcassonne par l’inspection générale de l’administration". "Les propos à caractère racistes, homophobes et misogynes par des policiers municipaux de Carcassonne (...), sont indignes de l’uniforme de la police municipale et des valeurs de la République" a-t-il ajouté.
De son côté, le parquet de Carcassonne a ordonné ce mercredi soir la suspension des policiers municipaux. "Au regard de la nature des faits ainsi révélés, manifestement incompatibles avec l’exercice des fonctions de policier municipal, le parquet de Carcassonne met en œuvre les dispositions des articles L. 511-2 et R. 511-2 du code de la sécurité intérieure permettant de suspendre puis de retirer les agréments des policiers municipaux en cause qui ne respectent pas les conditions d’honorabilité attachées à leurs missions", écrit la procureure de Carcassonne.
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