“J’ai connu la descente”: de gagnant à nouveau directeur de la “Star Academy”, Mosimann se livre

“J’ai connu la descente”: de gagnant à nouveau directeur de la “Star Academy”, Mosimann se livre

Mosimann est le nouveau directeur de la “Star Academy”, qui l’a révélé en 2008. © AFP

Un véritable retour aux sources. Dix-huit ans après sa victoire à la “Star Academy”, Mosimann endossera dès ce soir le costume de directeur du château pour épauler la nouvelle promotion. Devenu l’un des producteurs et DJ les plus convoités de la scène électro après une traversée du désert, il a tout du coach idéal. “Je sais ce qu’ils vont vivre, j’ai envie de leur transmettre des choses.”

SW

Source: avec AFP

10 octobre 2026, 14:04

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En électro, on appellerait ça un “drop”, le point culminant d’un morceau avant l’explosion. Si on ajoute à l’actualité chargée de Mosimann sa chronique hebdomadaire sur France Inter, on pourrait même craindre la surchauffe ou la surexposition, mais le DJ franco-suisse qui ne dort (presque) jamais voit les choses autrement.

“Ça fait quinze, vingt ans que j’attends un peu de reconnaissance des gens du métier, du public, que j’attends de pouvoir faire mon métier le plus possible et maintenant que ça commence un peu à se passer, ce serait hypocrite de dire: ‘C’est quand même pas facile tous les jours’”, confie-t-il à l’AFP.

“J’ai connu la descente”

Mosimann n’a pas oublié le goût amer d’une fin de hype. En 2008, il a à peine 20 ans quand il remporte le télécrochet “Star Academy”. Tout le monde se l’arrache, mais le costume de chanteur pop qu’on a taillé pour lui l’encombre. Il plaque tout en 2010 et reprend ses platines de DJ qui a tout à prouver. “J’ai connu la descente”, résume-t-il.

À force d’enchaîner les sets, “Mosi” se fait toutefois un nom et amorce son retour à la lumière. En 2020, il compose l’album “Mesdames” de Grand Corps Malade, cartonne sur Instagram avec son concept de “dream track” dans lequel une célébrité lui demande de réaliser le morceau de ses rêves, et remixe le thème de “Mission: Impossible” sur le tapis cannois aux côtés de Tom Cruise en 2025.

Une “after de 24 heures”

Porté par des millions de vues, Mosimann remplit en un éclair le Zénith de Paris les 17 et 18 octobre prochains, chose rare pour un DJ. “Ma récompense, c’est d’être sur scène”, dit celui qui a écumé les débuts de nuits en festivals cet été, des Francofolies d’Esch-sur-Alzette au grand rendez-vous électro Tomorrowland. Le DJ ayant envie de prolonger le plaisir lors de ses dates parisiennes, il annonce même une “dream night” pour faire la jonction entre les deux shows, soit une “after de 24 heures” pendant laquelle il va mixer dans plusieurs clubs parisiens. “On ne peut pas comparer ça à une performance de marathonien”, relativise-t-il. “Pendant 24 heures, je ne vais faire que ce que j’aime.”

Un rôle taillé pour lui

Avant cela, Mosimann va étrenner ses nouveaux habits de directeur de la “Star Academy” qui devra épauler les candidats de la 14ᵉ édition du concours qui démarre ce samedi 10 octobre sur TF1.

“Je pense être la bonne personne pour leur dire tout de suite que si vous n’êtes pas aligné en tant que personne, en tant qu’artiste qui va développer son projet et l’incarner sur scène, alors ce n’est peut-être pas votre place”, dit-il, confiant sa “nostalgie” de revenir dans l’émission, près de vingt ans après son sacre.

“Je me dis que c’est pas si con comme idée, parce que je sais ce qu’ils vont vivre, je suis vraiment dans la musique tous les jours et surtout, j’ai envie de transmettre.”

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Ses retrouvailles avec Céline Dion

En plus de ce planning déjà chargé? Mosimann n’est pas un fan de Céline Dion comme les autres. Déjà parce qu’il avait chanté en duo avec elle sur le plateau de la “Star Academy” en 2008. Mais aussi parce que vingt ans plus tard, en pleine “Célinemania”, il a composé deux chansons sur lesquelles la diva québécoise a accepté de poser sa voix pour un éventuel prochain album.

Cette belle histoire se noue quand Mosimann croise la manageuse de Céline Dion à une soirée et parvient à lui faire écouter un de ses morceaux, scandé par des textes de Grand Corps Malade. “On n’imagine personne d’autre que Céline pour chanter cette chanson”, lui lance-t-il sans trop d’espoir. Sauf que la manageuse accroche, part à Las Vegas faire écouter le son à Céline qui, à son tour, a un coup de cœur et veut la chanson sur un prochain album.

“Première chialade”, se souvient-il. “La deuxième chialade, c’est quand je reçois les voix de Céline”, poursuit-il. “Elle chante ma mélodie, cette chanson, exactement de la manière dont je l’imaginais. C’est fou.”

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