« J’ai essayé de lui retirer le gel autour de la bouche mais la peau commençait à venir avec » : un enfant de 8 ans grièvement brûlé par un jouet « squishy » dans le Nord

« J’ai essayé de lui retirer le gel autour de la bouche mais la peau commençait à venir avec » : un enfant de 8 ans grièvement brûlé par un jouet « squishy » dans le Nord

Une enquête pour « blessures involontaires » a été ouverte après qu’un jeune garçon a été brûlé au deuxième degré par un jouet antistress qui lui a éclaté au visage, a indiqué ce dimanche 9 août 2026 le parquet de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais.

« Le 24 juillet 2026, un enfant âgé de huit ans a été trouvé porteur de brûlures du deuxième degré au niveau du visage et du thorax alors qu’il utilisait une balle de type jouet “Squishy”, à savoir une balle contenant une substance malléable à presser », a détaillé le parquet, confirmant une information du quotidien La Voix du Nord.

Les investigations, ouvertes précisément pour « blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à trois mois », doivent encore déterminer les circonstances exactes de l’incident et s’il est imputable à une « défectuosité du produit », a précisé le parquet.

La procédure de rappel restera en vigueur jusqu’au 6 novembre 2025.

Des analyses sont également menées par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui a indiqué jeudi à l’AFP « qu’en cas de non-conformités et de dangerosité, les mesures nécessaires pour protéger les consommateurs seront prises », comme des « retraits » et « rappels » de produits.

D’autres jouets de ce type déjà dans le viseur

La mère du garçon avait indiqué dans une publication Facebook, depuis supprimée, lui avoir offert un jouet Cool mix supergel, acheté dans une enseigne Smyths Toys à Arques, dans le Pas-de-Calais.

« Quand il est venu me voir, Melvyn était paniqué. J’ai essayé de lui retirer le gel qu’il avait autour de la bouche mais la peau commençait à venir avec. J’ai tout de suite compris que c’était grave », a témoigné la mère de famille dans les pages de La Voix du Nord.

Selon le quotidien régional, elle a porté plainte au commissariat de Saint-Omer.

Elle n’a pas donné suite aux sollicitations de l’AFP.

Ce n’est pas la première fois que des jouets de ce type apparaissent dans le viseur des autorités.

La DGCCRF souligne que les autorités britanniques ont procédé à des rappels de produits similaires présentant une « concentration excessive en benzène », un agent classé cancérigène et irritant.