« J’aime bien dépoussiérer un peu mon métier » : Nana Rockett embarque dans son univers floral
Elle vadrouille dans le territoire à bord de son « flowertruck » ultra-coloré au gré des événements sur lesquels elle bosse. Avec Nana Rockett, Morgane défend des créations florales de caractère.
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Elle a les cheveux violets, des fleurs collées sur la pommette et une robe ultra-colorée. Le genre de nana qu’on remarque forcément au milieu de la foule. « Je suis extravagante avec mes vêtements mais plutôt le genre à rester dans mon coin », sourit Morgane, 38 ans et maman de deux petites filles. Si on l’écrit, c’est parce qu’elle le signale spontanément quand on lui demande qui elle est.
Elle nous dit aussi que fleuriste, c’est une passion depuis gamine. Sans doute un héritage familial de sa grand-mère. « Son jardin a toujours eu une grande importance, ses fleurs, ses légumes, le verger… J’étais une gamine de la nature. Tout ça, ça vient d’elle, je pense que ça fait partie de l’ADN. »
À bord de son « flowertruck »
Alors Morgane a fait du jardin son métier. Un métier qu’elle a affiné pour devenir celle qu’elle est aujourd’hui à bord de son flowertruck, Nana Rockett. « J’ai bossé en boutique, mais j’avais trop la bougeotte et l’événementiel m’a toujours attirée. »
Elle s’est lancée en 2014. En atelier d’abord. Puis elle a rencontré son conjoint, est devenue maman, ralenti la cadence jusqu’en 2024 lorsqu’elle a investi dans son bolide super coloré. « Je me suis occupée deux ans de mes grands-parents, quand ma grand-mère est décédée j’ai tout envoyé bouler et j’ai repris l’entreprise à fond les gamelles. »


J’explore un peu à droite, à gauche. J’essaye des trucs et si ça fonctionne, tant mieux
Son camion, elle le destinait aux marchés. Mais l’événementiel – comprenez par là les mariages – a pris le dessus. Et comme il est super-équipé de tout ce qui est nécessaire à la fabrication de décors sur poutres en hauteur et autre arche, c’est plutôt pratique ! Des ateliers maquillages floral – le même que sur ses joues –, des ateliers couronnes rythment aussi un quotidien dans lequel elle ne trouve pas le temps de s’ennuyer.
Ce qui ne l’empêche pas de continuer à déborder de projets. « J’explore un peu à droite, à gauche. J’essaye des trucs et si ça fonctionne, tant mieux », résume celle qui ambitionne de développer son activité autour du deuil. « Parce que pour moi, c’est le même travail. J’aime bien dépoussiérer un peu mon métier. Pour le mariage, je propose des choses originales, atypiques, ultra-personnalisées. Pour le deuil j’aimerais aussi faire des belles pièces qui correspondent davantage aux personnes. »
Fleurs fraîches, séchées, stabilisées…
Elle aime travailler « les matières, les textures, les couleurs », Morgane. Et compose avec tous types de fleurs, « des séchées, des stabilisées, des fraîches… » Venues essentiellement de France, d’Italie ou de Hollande. « Mon rêve aurait été de lancer une ferme florale. Ça m’aurait plu de cultiver mes fleurs mais on ne peut pas tout faire, il faut faire des choix. Mais j’essaye de prendre mes fleurs au plus proche, au plus local. Mes pivoines de la Fête des mères viennent de l’Aisne. »
Ce jour-là, son camion abrite des dahlias, des tulipes teintées – « j’aime trop ça, ça apporte du pep’s ! » Des choses très colorées, forcément. « Mais je suis aussi capable de faire du sombre, du classique », insiste la fleuriste qui l’admet quand même, aujourd’hui sa clientèle vient pour du Nana Rockett !
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