Jarno Widar avant son premier Tour de Lombardie : "Ma semaine italienne est déjà plus que réussie"
Une première victoire professionnelle, puis la découverte d'un premier Monument. Jarno Widar (20 ans) poursuit sa semaine italienne avec confiance et sans pression. Mardi, il a réglé au sprint Pidcock et Jorgenson aux Trois Vallées Varésines. Ce samedi, il découvrira la Lombardie, sans en faire un examen de passage. "Avec la victoire de mardi, ma semaine italienne est déjà plus que réussie", sourit-il.
Pas question de se fixer un objectif chiffré, même si Kurt Van de Wouver, manager sportif de Lotto-Intermarché, évoquait dans nos colonnes un top 10, voire un podium. Pour Widar, réussir sa course consiste à "avoir tout donné, en essayant de commettre le moins d'erreurs possible". Il est conscient que battre deux pointures au sprint ne signifie pas forcément pouvoir les suivre jusqu'à Côme. "Un sprint reste différent de douze minutes à bloc en montée. Evenepoel et d'autres coureurs seront aussi présents. Il faudra voir…"
Surtout sur une épreuve de 239 km. Mais cela ne semble pas inquiéter le jeune Belge. "La course ne fait qu'une quarantaine de kilomètres de plus que celle de mardi. Je sors de la Vuelta, donc cela ne devrait pas poser de problème."
Neuf semaines sans pépins
De son premier grand tour, Widar retient surtout la continuité retrouvée après une saison contrariée par les blessures et les maladies. "J'ai enfin passé environ neuf semaines d'affilée sur mon vélo, sans devoir m'arrêter pendant une semaine. J'ai enfin l'impression d'avoir une condition normale."
Sa victoire n'a pas changé le regard qu'il porte sur lui-même. Elle lui a toutefois confirmé qu'il avait toujours les moyens de gagner. Mardi soir, il a savouré les images, les messages et l'accomplissement d'un rêve d'enfant. Puis il a tourné la page : "Une fois la journée passée, on regarde devant soi. On continue."
Et si les cadors du peloton l'emmènent jusqu'à un sprint, il saura saisir sa chance. "Je sais ce que je dois faire dans les trois cents derniers mètres, ou dans le dernier kilomètre, pour gagner. Je ne vais pas paniquer et faire de mauvais choix. J'aborderai ce sprint avec confiance." Sans pression, mais certainement pas sans ambition…